Paul Gingues, le conseiller municipal de l’arrondissement des Nations, compte proposer une solution au prochain conseil de ville afin que La Tribune reçoive 45 000 $ annuellement.

Avis publiques : Gingues veut revoir la décision

Le conseiller municipal Paul Gingues se dit soucieux de l’avenir de La Tribune. Au prochain conseil de ville, il compte bien proposer une solution afin que les 45 000 $ autrefois investis au quotidien pour les avis publics fassent un retour.

En entrevue avec La Tribune, le conseiller municipal et président du Comité de la culture confie avoir voulu agir plus tôt, mais qu’il ne connaissait pas la situation à ce point précaire du Groupe Capitales Médias.

« Si nous avions connu la situation au moment où nous avons pris la décision sur les avis publics, la décision aurait été différente. J’ai l’impression qu’il serait possible de revoir cette décision. Est-ce qu’on le ferait pour les avis publics ou sous une autre forme? Pourquoi pas? Pourvu que La Tribune reçoive les 45 000 $ de la Ville de Sherbrooke. Peu importe la forme, il faut assurer ce revenu », affirme Paul Gingues.

« Inimaginable »

À cela, il ajoute qu’il veut envoyer un message en tant que conseiller en espérant qu’un mouvement se crée.

Selon lui, avec l’appui des autres élus, il pourrait être en mesure de revoir cette décision. Il mentionne néanmoins ne pas connaitre la position des élus municipaux pour le moment, mais qu’ils ont reçu son communiqué de presse où on peut y lire sa motivation à « renverser la décision ».

Ce qu’il veut, c’est que la ville contribue à la survie du quotidien.

« C’est inimaginable que La Tribune ne soit plus dans le paysage sherbrookois. Ça ne se peut tout simplement pas. Je suis un ancien camelot et j’ai aussi été un artiste. Mon portfolio est composé d’articles des artisans de La Tribune. C’est un acteur essentiel à la vie régionale », ajoute-t-il.

Le 3 septembre au prochain conseil de ville, il compte proposer un retour des avis publics dans La Tribune ou une solution d’une autre forme.

« Il faut assurer un revenu annuel stable de 45 000 $. »

Il soutient également que la survie du journal dans son format papier est essentielle, puisque ce ne sont pas tous les citoyens qui ont un accès à Internet.

Par ailleurs, M. Gingues était présent à la soirée de soutien de la presse régionale au Siboire Jacques-Cartier mercredi soir.