Autoroute 410 : Sherbrooke en démarche, pendant que Cookshire-Eaton se prépare

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
« C’est la loi du gros bon sens qui doit s’appliquer. Sherbrooke doit être indiqué sur la pancarte menant à l’autoroute 410. »

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, a réagi, jeudi, au retrait de la rue King Ouest de la supersignalisation menant à l’autoroute 410. 

« Cette sortie mène à notre pôle commercial, à notre pôle industriel et à nos deux universités. Il faut trouver une solution pour que Sherbrooke soit identifié à cette sortie », explique le maire de Sherbrooke.

Le panneau indiquant la direction à prendre pour atteindre la 410 qui indiquait rue King Ouest a été modifié pour Coaticook/Cookshire-Eaton au cours des derniers jours.

Les utilisateurs du réseau routier qui arrivent de Magog et qui se dirigent vers l’est sur l’autoroute 10 verront apparaître la signalisation Coaticook/Cookshire-Eaton avec l’indication de la 410 et de la route 108 en approche de même qu’à la sortie 140. Dans le sens inverse, soit pour ceux qui arrivent de Drummondville se dirigeant vers l’ouest, c’est la même indication Coaticook/Cookshire-Eaton qui est inscrite.

Cette modification où Transport Québec a appliqué la norme en vigueur a soulevé des centaines de commentaires négatifs sur la page Facebook de La Tribune

« J’ai communiqué avec le cabinet du ministre des Transports du Québec pour trouver des solutions. Il faut trouver un moyen qui permettrait que Sherbrooke se retrouve sur le panneau. Le centre-ville de Sherbrooke est bien identifié pour la 610, mais il faut que ce soit aussi le cas pour l’accès à la 410 », souligne Steve Lussier.

Le bureau du ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, confirme que des communications ont été établies avec le maire de Sherbrooke à ce sujet.

Selon la norme québécoise aux échangeurs d’autoroute en autoroute, le panneau de signalisation routière doit indiquer les grandes destinations que l’autoroute doit contribuer à desservir. Cette norme stipule que la destination doit être située à proximité de la fin de l’autoroute ou de son prolongement.

Le ministre Bonnardel n’a pas l’intention de s’ingérer dans cette norme, mais son bureau assure que tout le monde est placé en recherche de solution pour faciliter le dialogue entre le MTQ qui veut agir comme partenaire et la ville de Sherbrooke qui veut conserver cette visibilité et surtout ce point de repère.

Cookshire-Eaton heureux de la visibilité

Ce changement dans la signalisation routière coïncide avec la fin des travaux du dernier tronçon de prolongement de l’autoroute 410 qui doit être inauguré d’ici la fin de 2020.


« Il faut que Sherbrooke soit aussi présent sur cette pancarte. »
Steve Lussier

Le bureau du ministre Bonnardel confirme que le dernier tronçon sera ouvert à la circulation avant Noël et probablement à la mi-décembre sans confirmer de moment précis.

Rappelons que les travaux de prolongement de l’autoroute 410 entre le boulevard Université et la route 108 près du Centre de recherche et de développement de Sherbrooke d’Agriculture Canada auront duré plus d’une décennie. Le projet entier de 13,2 kilomètres a coûté plus de 241 millions $. 

« Je n’ai rien contre Coaticook ou Cookshire-Eaton et c’est une bonne chose pour eux. Mais il faut que Sherbrooke soit aussi présent sur cette pancarte. C’est l’accès non seulement pour la rue King, mais aussi Galt, Université et Portland », répète le maire de Sherbrooke.

Si Sherbrooke est déçu de ne pas être sur la pancarte de l’autoroute 10, la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, se réjouit que la municipalité du Haut-Saint-François s’y retrouve.

« C’est vraiment une belle visibilité pour nous. Ça fait plus de cinq ans qu’on s’y prépare. Nous anticipons une augmentation de 25 à 30 pour cent de l’achalandage dans notre municipalité. Étant donné que nous serons situés à une dizaine de minutes de l’université, nous avons autorisé un nouveau secteur résidentiel à Johnville. Une quarantaine de terrains seront prêts à la construction en 2021-2022. Nous sommes plus que prêts à accueillir les gens chez nous », assure la mairesse de Cookshire-Eaton.