Orfée Riendeau-Lemieux commencera sa technique en éducation spécialisée au Cégep de Sherbrooke le lundi 24 août. Même si elle ne détient que très peu d’information sur le fonctionnement de la session, elle entrevoit son entrée au cégep avec optimisme.
Orfée Riendeau-Lemieux commencera sa technique en éducation spécialisée au Cégep de Sherbrooke le lundi 24 août. Même si elle ne détient que très peu d’information sur le fonctionnement de la session, elle entrevoit son entrée au cégep avec optimisme.

Autonomie et adaptation au menu de la rentrée scolaire postsecondaire

Mireille Vachon
Mireille Vachon
La Tribune
À l’aube de cette rentrée particulière, La Tribune a pris des nouvelles des étudiants et leur a demandé à quoi ressemblera leur session d’automne, qui nécessitera une grande adaptation tant du côté des étudiants que des enseignants.

Beaucoup d’incertitudes demeurent au Cégep de Sherbrooke malgré le début imminent des cours, qui commencent lundi matin. 

En effet, Orfée Riendeau-Lemieux, qui entame sa première année d’études en technique d’éducation spécialisée, ne sait pas encore si ses deux cours du lundi 24 août seront en présentiel ou à distance, car elle n’a pas eu de nouvelles de deux professeurs. 

« Je vais aller à mes cours physiquement, et je verrai si c’est la bonne chose à faire. Je pense que de ne pas avoir de nouvelles signifie d’y aller en personne », soutient l’étudiante, qui se présentera au local indiqué sur son horaire, qu’elle a reçu lundi dernier. 

Les étudiants ont très peu d’information, car la situation évolue de semaine en semaine, poursuit Orfée, mais ils savent que l’établissement a tout mis en place afin d’offrir un maximum de cours en présence.

D’après ce qu’elle a pu comprendre du message, les cours en ligne ne se dérouleront pas lors de périodes précises. « On pourra modeler notre semaine comme on veut selon les devoirs, lectures et travaux donnés par les professeurs », explique-t-elle.  

En ce qui concerne le Collège Champlain de Lennoxville, la rentrée a été repoussée au 8 septembre pour permettre aux étudiants de bénéficier d’une rentrée prolongée, destinée à l’accueil et la préparation académique. 

Des appréhensions? 

Évidemment, toutes ces nouvelles mesures demandent beaucoup d’adaptation, mais Orfée Riendeau-Lemieux n’est pas trop préoccupée. « Je suis super organisée dans la vie et j’ai toujours eu une bonne réussite scolaire. En plus, ma mère a fait la même technique que moi, alors ça me rassure de l’avoir à la maison pour répondre à mes questions. »

Elle sait aussi que les professeurs seront présents pour eux du mieux qu’ils peuvent même s’ils ne savent pas trop non plus comment ça va se passer.

Marilou Beaudry, qui entamera un programme préuniversitaire en sciences humaines au Collège régional Champlain, avoue être un peu inquiète. « On a peu d’information. C’est certain que ça me stresse un peu de ne pas savoir, car c’est une nouvelle école, un nouveau programme, de nouvelles personnes. »

Rentrée universitaire 

Amar Farkouh, ancien étudiant du Cégep de Sherbrooke qui a obtenu la bourse Loran de 100 000$ pour financer ses études universitaires, a commencé sa première session au baccalauréat en médecine à l’Université de Montréal mercredi dernier.

Sa session se déroulera complètement à distance, contrairement à d’autres programmes. Puisque la première année de médecine est plus théorique, c’était possible de le faire, explique-t-il.

« Ça se passe vraiment bien. L’UdeM s’est bien adaptée au processus en ligne, et de mon côté, je peux dire que j’ai maintenant l’habitude des cours à distance avec ma fin de parcours au cégep entièrement en ligne », poursuit Amar. 

C’est certain que l’aspect social manque aux jeunes, mais l’association étudiante de la faculté de médecine a organisé plusieurs activités en ligne et en présence – en nombre réduit – pour faciliter l’intégration des nouveaux. 

Toutefois, c’est important de se motiver soi-même et de faire son propre horaire, note le futur médecin. « Si tu ne le fais pas, c’est sûr que c’est facile de perdre de la motivation, et personne ne va te courir après », ajoute-t-il. 

« J’aurais aimé vivre une vraie expérience pour mon entrée à l’université, mais j’ai encore au moins cinq ans d’études à faire, alors j’aurai le temps », espère Amar Farkouh.