Le prix du bitume est extrêmement variable. S’il était en moyenne de 750 $ en 2013, il avait monté de 100 $ en 2014 avant de redescendre à 500 $ en 2016.

Aucun chantier annulé à cause du prix du bitume

La hausse du prix du bitume ne devrait pas compromettre les chantiers routiers planifiés cet été à Sherbrooke. Elle pourrait toutefois mettre un frein aux travaux supplémentaires que le beau temps aurait permis d’envisager.

La directrice du Service de l’entretien et de la voirie à la Ville de Sherbrooke, Guylaine Boutin, explique que tous les appels d’offres pour l’été en cours ont été basés sur un prix du bitume à 900 $ la tonne. « Tant qu’il y a une variation du prix de 5 %, la Ville ou l’entrepreneur n’ont pas à payer plus. Au-delà de 5 %, on paye le montant qui dépasse ou on obtient un crédit si le prix est inférieur. Depuis juillet, nous sommes à plus de 900 $ la tonne. »

Selon Mme Boutin, l’impact financier est d’environ 2 $ la tonne d’enrobé pour le mois de juillet. « Pour le mois d’août, ça passera à 4 $. Parce que l’enrobé est fait à 95 % d’agrégat et à 5 % de bitume, chaque fois que le prix du bitume monte de 100 $ la tonne, nous avons un impact de 5 $ sur notre produit final. »

Pour donner un ordre de grandeur, les équipes d’entretien et de voirie posent environ 20 000 tonnes par année. C’est sans compter les travaux réalisés par le Service des infrastructures urbaines. 

« L’avantage pour nous cette année, c’est que nous avons terminé 85 % de notre programmation parce qu’il fait très beau. Ce que je prévoyais, c’était un impact d’environ 20 000 $ en dépenses supplémentaires. L’an dernier, nous avons posé du bitume à 600 $ la tonne, ce qui nous a permis de faire 20 % plus de travaux que ce que nous prévoyions. Notre marge avec crédit n’existe pas à ce moment-ci pour cette année. »

Un nouveau prix étant affiché tous les mois, ce sera en fonction des prix de septembre que le choix de faire des chantiers supplémentaires se fera. « Il est juste de valeur de ne pas pouvoir en faire plus long sur nos chantiers et de devoir nous en tenir à ce qui était programmé. »

Le prix du bitume est extrêmement variable. S’il était en moyenne de 750 $ en 2013, il avait monté de 100 $ en 2014 avant de redescendre à 500 $ en 2016. « Le prix change beaucoup. C’est pour ça que pour un même budget, on ne peut pas poser la même quantité d’asphalte chaque année. »

Selon Le Soleil, à Québec, ce sont 133 des 850 projets de réfection routière qui ont été reportés en raison du prix du bitume. La hausse du prix s’expliquerait entre autres par le fait que des raffineries de la côte est américaine sont actuellement en réparation.