L’ensemble de l’équipe-école était présente pour accueillir les élèves qui sont arrivés graduellement dans la cour d’école.
L’ensemble de l’équipe-école était présente pour accueillir les élèves qui sont arrivés graduellement dans la cour d’école.

Au secondaire : une rentrée ensoleillée sous le signe de la fébrilité

Lilia Gaulin
Lilia Gaulin
La Tribune
C’est sous un soleil radieux et sous les applaudissements du personnel que les élèves de première secondaire et d’adaptation scolaire ont fait leur entrée à l’école La Montée (Pavillon Saint-François) à Sherbrooke vendredi matin. L’atmosphère était remplie d’émotions et de frénésie, malgré toutes les mesures mises en place pour contrer la propagation de la COVID-19.

L’ensemble de l’équipe-école était présente pour accueillir les élèves qui sont arrivés graduellement dans la cour d’école. Munis d’affiches, les enseignants dirigeaient et répondaient aux questions des adolescents.

L’émotion était palpable tant chez les parents que chez les élèves. «C’est une nouvelle aventure qui commence. Une nouvelle école avec de nouvelles façons de faire. Je suis stressée de joie!», lance Maélie Tardif, excitée à l’idée de commencer son secondaire 1.

Katia Noiseux aurait bien aimé pouvoir accompagner son fils jusqu’à l’intérieur de l’école. «Il y a plusieurs mesures qui ont été mises en place. J’ai été rassurée. L’organisation est vraiment A1. Je ne suis pas inquiète pour sa santé, mais je ne veux quand même pas qu’il soit malade», mentionne la dame, la voix remplie d’émotions, en regardant son enfant rejoindre ses camarades de classe.

Certains élèves étaient anxieux à l’idée de démarrer ce nouveau chapitre de leur parcours scolaire. «Je ne pensais vraiment pas commencer mon secondaire comme ça. C’est vraiment stressant», souligne Maély Rosa.

La directrice de l’école secondaire La Montée, Julie Gabrielle Morin, est satisfaite de l’accueil des élèves. «Les enfants sont joyeux et calmes. Je les ai accueillis dans les autobus et on pouvait déceler les sourires dans les yeux. L’équipe-école est très contente de revoir les élèves.»

Les élèves portaient un couvre-visage à leur arrivée sur la cour d’école.

Être six mois sans venir à l’école est loin d’être banal pour des adolescents.

«À l’accueil au secondaire, étant donné que c’est progressif, on va être très vigilants sur le comportement des jeunes. Si on s’aperçoit que quelque chose ne fonctionne pas, on va intervenir très rapidement. Parce que la place des jeunes du secondaire, ce n’est pas à la maison. Il faut qu’ils viennent vivre en société», note le directeur général du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS), Christian Provencher.

«C’est un pas en avant qui est extrêmement positif. Certains élèves ont travaillé ou ont fait certaines activités. Par contre, il y a des enfants qui ne sont pas sortis. Ce matin, il s’agit d’une preuve de courage de venir à l’école. Tous les jeunes vont devenir des modèles pour les adultes, car ils savent se comporter adéquatement», ajoute-t-il.

Le CSSRS a privilégié de garder les élèves 100% du temps, et ce, malgré le fait qu’il aurait pu se tourner vers un mode hybride pour les jeunes de 4e et 5esecondaire, comme le prévoyait le ministère de l’Éducation.

«On voulait que tous nos élèves soient à l’école à 100%, et ce, à tous les jours. Il n’était pas question qu’on laisse quelqu’un à la maison. L’école est un endroit intéressant où l’on rencontre des amis. De plus, on se développe intellectuellement, physiquement, mais aussi comme personne», illustre M. Provencher en sollicitant la population à encourager les jeunes à revenir à l’école.

L’éducation est un véritable projet de société pour le directeur général du CSSRS. «Il faut encourager et supporter l’école. Il faut être derrière les jeunes.»

Rappelons que l’arrivée des élèves se fait en deux temps du côté du CSSRS cette année afin de les accueillir en toute sécurité.

Tous les élèves seront de retour sur les bancs d’école le 1er septembre.

— Avec la collaboration d’Isabelle Pion