Au bar le figaro: Coupable d'une attaque à la barre de métal

Même s'il ne se rappelle pas des événements, un homme de Sherbrooke a reconnu lundi une attaque à la barre de fer au bar Le Figaro en janvier 2016.

Sébastien Giguère a plaidé coupable lundi devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec à une accusation de voies de fait grave en utilisant une arme.

Giguère se trouvait à l'extérieur de l'établissement de la rue Galt Est, lorsque le plaignant dans cette affaire s'est adressé de façon désobligeante à celui qui sera son assaillant ainsi qu'à la femme qu'il fréquentait à ce moment.

Sébastien Giguère est retourné dans l'établissement avant d'en ressortir et d'avoir une deuxième altercation avec l'individu en question.

Giguère s'est alors dirigé à son véhicule et au lieu d'ouvrir la portière, il a ouvert le coffre arrière où il a vu une barre de métal.

Il a alors asséné « quatre ou cinq » coups de barre de métal à l'autre homme lui infligeant de nombreuses blessures au visage et à la tête.

Aucun souvenir

Giguère a mentionné à deux psychiatres qui l'ont évalué ne pas se souvenir avoir donné les coups de barre de métal. En fait, ses souvenirs cessent au moment où il est allé à son véhicule. « Mon client ne se rappelle pas des coups portés. La dernière chose qu'il se souvient a été de dire, je n'ai plus rien à perdre. Il se "réveille" au moment où l'homme est au sol », a expliqué au tribunal son avocat Me Marc-André Champagne de l'aide juridique.

C'est la version des témoins de l'altercation qui a permis de refaire le fil des événements. L'accusé a collaboré avec les policiers en se rendant au quartier général du Service de police de Sherbrooke avant que soit réalisé l'appel au 9-1-1.

Il s'est dénoncé avant de se rendre au département de psychiatrie du CHUS où il est resté six semaines.

Un rapport présentenciel qui tient compte de l'ensemble des circonstances sera préparé dans le dossier.

La procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras a signalé au tribunal que la victime dans cette affaire voulait se faire entendre au tribunal lors des observations sur la peine qui se dérouleront le 30 janvier 2018.

Les deux avocats ont mentionné qu'ils ne présenteraient pas de suggestion commune.