L’arrondissement de Rock Forest-Saint-Élie-Deauville devient Brompton-Rock Forest-Saint-Élie-Deauville.

Arrondissements 1 et 4 : les nouveaux noms connus

Brompton-Rock Forest-Saint-Élie-Deauville et Des Nations, voilà comment devraient s’appeler les arrondissements 1 et 4 de la Ville de Sherbrooke. Ces noms ne sont pas encore confirmés, car ils doivent être votés à la prochaine séance du conseil municipal, le 22 mai.

La présidente de l’arrondissement no 1, Nicole Bergeron, n’est pas surprise de ce choix. « On a pris acte du nom qui avait reçu le plus grand nombre de votes. On avait reçu beaucoup de demandes pour conserver les noms des anciennes villes de banlieue. Naturellement pour Brompton, ça a été un mariage forcé qui est très récent. Dans notre grande sagesse, il faut accepter que des gens aient besoin de voir le nom de leur ancienne entité dans le nom de l’arrondissement », a-t-elle affirmé lors d’une entrevue téléphonique accordée à La Tribune.
« Avec le temps, peut-être que ça pourra être différent », a-t-elle poursuivi.

Est-ce que ce nom est trop long ? « Respectueusement, ajouter deux syllabes à Rock-Forest-Saint-Élie-Deauville (qui était l’ancien nom), ça prend une seconde, a commenté la conseillère municipale. Je dirais que ça ne change pas grand-chose. Il y a quand même eu deux autres suggestions soumises, mais ils n’ont pas eu le nombre de votes nécessaires pour changer ce qui existait. »

Du côté de l’arrondissement Jacques-Cartier-Mont-Bellevue, la présidente Chantal L’Espérance pense que ce nom est représentatif. « Il y a beaucoup de communautés culturelles du côté du Mont-Bellevue. Du côté Jacques-Cartier, c’est peut-être moins visible, mais c’est là qu’il y a le plus de communautés différentes. On trouve que ça a du sens, les gens se sont retrouvés là-dedans », a-t-elle exprimé.

La conseillère municipale Évelyne Beaudin, elle, aime bien la suggestion des citoyens. « Je suis contente de ce que les gens ont choisi. C’est un nom intéressant et inclusif. Les gens vont pouvoir se reconnaître là-dedans », a-t-elle assuré.

Par contre, Mme Beaudin questionne encore « tout cet exercice de trouver de nouveaux noms, ça a mobilisé beaucoup de ressources et beaucoup d’énergie, a-t-elle continué. Tout ça, car on a supposément voulu faire des économies en réformant des structures. Je n’y crois pas du tout et je n’y ai jamais cru. Pour le vivre, je suis convaincue qu’on ne sauve pas une cenne. »

Les citoyens ont perdu leur sentiment d’appartenance avec cette réforme, soutient Mme Beaudin. « Il y a un sentiment d’appartenance qui commençait à se construire. Ça ne se construit pas en claquant des doigts. Bernard Sévigny a détruit tout ce qui avait été construit en terme de sentiment d’appartenance. On va devoir repartir à zéro et ça va être encore plus difficile que la dernière fois, car on a un territoire gigantesque », a-t-elle déploré.

Ce sont les citoyens des arrondissements qui ont eu l’occasion de s’exprimer sur les noms des arrondissements. Cependant, ceux-ci ont pu voter à plus d’une reprise pour le nom qui leur convenait le plus.

« Si les gens votaient à partir d’un ordinateur, ils ne pouvaient pas voter plusieurs fois à cause de l’adresse IP. Par contre, à partir d’un appareil mobile, c’était possible de voter plus de deux fois, mais à moment donné, il faut faire confiance aux gens. Ce n’était pas un scrutin référendaire non plus! On était à l’aise à faire confiance », a confirmé Nicole Bergeron.