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Les mesures sanitaires actuelles ne permettraient pas d’accueillir des spectateurs au Pif.
Les mesures sanitaires actuelles ne permettraient pas d’accueillir des spectateurs au Pif.

Après une pause forcée en 2020 : ça regarde mal pour le Pif

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
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Si la situation sanitaire actuelle prévaut, les chances que la Classique Pif de balle donnée se déroule comme prévu à la fin juin diminuent de jour en jour. À mots couverts, l’organisation semble vouloir déjà se résigner à jeter l’éponge pour cette édition 2021.

La pandémie de la COVID-19 a forcé l’annulation de ce qui devait être la 45e édition du Pif, en 2020.

Les organisateurs étaient toutefois confiants de pouvoir à nouveau accueillir les équipes de balle donnée d’un peu partout au Québec, au Canada et même des États-Unis, en 2021.

Malgré l’augmentation du rythme de la vaccination, il subsiste encore beaucoup de mesures sanitaires qui rendent impossible la présentation du Pif. Dont celle qui touche les rassemblements.

« On est un peu en attente de ce que la Santé publique va sortir. Mais ça ne regarde pas bien », s’est désolé Jean-Charles Doyon, directeur général de l’événement.

Chose certaine, impossible d’accueillir des équipes provenant des États-Unis, puisque la frontière entre le Canada et notre voisin du Sud est toujours fermée.

« On n’a pas parlé à notre comité, on se réunit cette semaine. Ça ne regarde pas bien pour la venue de joueurs provenant des États-Unis puisque les frontières sont encore fermées. On a peut-être une ouverture pour la fête du Travail, mais c’est loin d’être évident. On est un événement majeur, il y a environ 35 000 personnes qui viennent au Pif, chaque semaine, habituellement. Alors, s’embarquer pour faire un événement avec 1000 personnes, ce n’est pas intéressant pour nous, et pour les partenaires financiers. Il y a un mois, on était un peu plus optimistes, mais plus ça avance, avec la troisième vague, c’est moins facile. On se rencontre cette semaine et on va prendre une décision finale, pour voir si on annule tout ça pour repartir en 2022 », a poursuivi M. Doyon.

« La foule fait partie intégrante du Pif, dit Jean-Charles Doyon. D’ailleurs, l’accès aux activités est gratuit afin d’attirer le plus de monde possible. C’est notre force. Est-ce qu’on peut avoir un beau parc de jeux gonflables cet été au Pif? Non, c’est un vecteur de contagion. Et les feux d’artifice? Même chose. Le problème qu’on a, c’est pour les rassemblements. Tu joues à la balle, il n’y a pas de problème, mais quand on parle de rassemblement, on n’y est pas. »

Tous les événements ou festivals grands publics ont été annulés, en 2020. Mais après un an, Jean-Charles Doyon croyait bien que la tempête serait passée.

« Honnêtement, je n’aurais pas pensé à ce scénario-là pour cette année. Quand on a annulé l’année passée, pour mieux revenir en 2021, jamais je ne n’aurais cru vivre la même chose un an plus tard. Le festival Osheaga est annulé, le Festival de international de jazz de Montréal a été déplacé (mi-septembre); organiser le Pif à la Fête du travail, je ne sais pas. On attend le dernier mot du gouvernement, cette semaine ou la semaine prochaine. Disons que les astres ne sont pas alignés pour nous », a dit M. Doyon.