Annie Godbout aimerait que les élus puissent se doter d’outils qui permettront un meilleur suivi des dépenses et des échéanciers des grands projets, comme le pont des Grandes-Fourches.

Annie Godbout veut des outils de suivi du budget

Devant l’ampleur des projets municipaux à réaliser en 2019, les conseillers Annie Godbout et Pierre Tremblay demandent à la Ville de faire preuve de rigueur dans sa gestion budgétaire. Mme Godbout espère entre autres que les élus pourront se doter d’outils qui permettront un meilleur suivi des dépenses et des échéanciers des grands projets.

« Avec le dépôt des budgets, la Ville s’est engagée dans une série de projets de différentes envergures avec, il me semble, peu d’outils pour permettre aux élus d’effectuer un suivi efficace sur les dépenses engagées et les délais de réalisation. Face aux projets de développement, notre devoir en tant qu’élus est double. D’une part, nous devons éviter la microgestion, respecter l’autonomie des fonctionnaires et protéger l’administration de potentielles ingérences politiques. Nous sommes les gardiens des fonds publics, des échéanciers et des objectifs stratégiques et économiques visés pour nos différents chantiers », lance Mme Gobdout.

« C’est à nous que les citoyens posent des questions lorsqu’ils désirent s’informer sur l’avancement ou l’état d’un projet municipal. Parmi les incontournables, je peux parler de l’optimisation, du projet de la rue Galt Ouest, de la revitalisation de la Well Sud, du projet des Grandes-Fourches et du boulevard René-Lévesque. »

Annie Godbout cite des outils informatisés qu’utilisent déjà les chargés de projets pour effectuer des suivis. « Le partage de ces informations est donc essentiellement un enjeu politique qui repose entre les mains du maire et du comité exécutif. Afin de faciliter notre rôle de conseiller, j’invite la mairie à mettre rapidement en place une plateforme sécurisée de partage d’information permettant aux élus de faire un suivi de projet efficace. »

Tremblay lance un défi

Pierre Tremblay a parlé plus spécifiquement du pont des Grandes-Fourches. « Je nous lance le défi d’être vraiment rigoureux dans la gestion de ce grand projet. On a annoncé 36 M$, dont 26 M$ qui sera une contribution du gouvernement provincial. Notre défi sera, à partir de maintenant, de le réaliser dans les paramètres des 36 M$ qu’on s’est fixés pour démontrer à la population qu’elle peut nous faire confiance quand vient le temps de faire des travaux comme ceux-là. »

La présidente du conseil, Nicole Bergeron, a cherché à se montrer rassurante. « Il en a été question pendant l’exercice budgétaire. M. le Maire l’a dit également. On en parle avec la direction générale et la nouvelle directrice du service des finances. On souhaite avoir un tableau des suivis sur le plan financier. »

Mme Bergeron assure que l’intention des fonctionnaires et des élus est toujours de faire preuve de rigueur budgétaire.

« Tout ce qu’on peut contrôler, il faut le faire. D’avoir des outils qui nous permettent de le faire, c’est une bonne chose aussi. C’est quelque chose auquel on va s’attarder. Ç’a déjà été demandé à notre nouvelle directrice du Service des finances. On accueille ça très favorablement et ça va dans le sens qu’on veut travailler. »

Le maire Steve Lussier explique pour sa part effectuer des suivis serrés. « Depuis maintenant deux mois, je rencontre les services assez régulièrement, tous les lundis, concernant les petits et les grands travaux pour respecter les échéanciers, mais aussi le budget. Ça nous permet de discuter de certaines améliorations. »