Annie Godbout

Annie Godbout appelle au calme

Au centre des plus récentes tensions qui ont animé le conseil municipal de Sherbrooke et le maire Bernard Sévigny, la conseillère Annie Godbout prône le retour d'un climat sain pour 2017.
« Il faut que ça aille au-delà des élections, le climat à l'hôtel de ville, a-t-elle déclaré. Il nous reste un an à travailler et c'est important de bien faire fonctionner la ville et qu'on le fasse en équipe. J'espère que la prochaine année ne se déroulera pas dans le même climat que lors des dernières semaines. »
« Il faudra un leadership pour rétablir un climat intéressant. Il faut être constructif dans les façons de travailler. Ce n'est pas en attaquant les gens personnellement que ça va aider. »
Après que Sherbrooke Innopole eut recommandé au conseil municipal de revoir sa position sur la présence d'élus à son conseil d'administration, Bernard Sévigny, qui siège à ce c.a. en compagnie d'Annie Godbout, a affirmé que c'est cette dernière qui représentait « le problème ». La déclaration du maire a aussitôt suscité une levée de boucliers du côté des indépendants Pierre Tardif et Jean-François Rouleau, qui accusent le maire de vouloir « tasser Annie Godbout pour des motifs purement électoraux ». Annie Godbout est pressentie pour briguer la mairie lors des prochaines élections municipales.
« On est dans les perceptions, alors que la politique devrait être un débat d'idées, a déploré Annie Godbout, questionnée à savoir si Bernard Sévigny était parvenu à l'écarter d'une éventuelle course à la mairie. La décision n'est pas arrêtée encore. On travaille là-dessus et comme je l'ai déjà mentionné, je le dirai au début de 2017. »
La conseillère du district de Rock Forest a néanmoins signalé que Jean-François Rouleau et Pierre Tardif n'ont pas été les seuls à l'appuyer dernièrement.
« Je reçois beaucoup de mots de citoyens qui saluent mon courage et qui m'envoient des mots d'encouragement. »