Directeur général de la CSRS depuis juillet 2015, André Lamarche quittera ses fonctions le 1er janvier 2018.

André Lamarche quittera la direction de la CSRS en janvier

Le directeur général de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, André Lamarche, quittera ses fonctions en janvier 2018, après une carrière d'une trentaine d'années en éducation dont les neuf dernières à la haute direction de la CSRS.
L'annonce de son départ survient au lendemain du dépôt du budget 2017-2018 qui marque la fin des compressions à la CSRS et une augmentation des services, tant au primaire qu'au secondaire.
« Je suis content de partir en sachant que le dernier budget auquel j'aurai participé n'est pas un budget de compressions, a déclaré André Lamarche en entrevue avec La Tribune mercredi après-midi. Et en plus, sans vouloir faire de politique, je pense que l'an prochain on va assister à un réinvestissement en éducation, tout juste avant les élections... Cela va donner à notre commission scolaire une belle erre d'aller », a ajouté celui qui aura 59 ans au moment de son départ.
Embauché à ses débuts dans l'enseignement à titre de suppléant, André Lamarche a fait le tour des écoles de la CSRS allant jusqu'à enseigner cinq matières différentes la même année, se rappelle-t-il. Puis au moment d'obtenir sa permanence, il accepte un poste de directeur adjoint à l'école secondaire Mitchell-Montcalm avant de devenir directeur au Phare.
André Lamarche, qui a été directeur général adjoint à l'administration pendant sept ans avant de devenir directeur général, avoue avoir songé à quitter la CSRS en juillet 2015, en même temps que son prédécesseur Michel Bernard. Mais les rumeurs entourant la fusion l'ont convaincu de rester.
« Comme ça faisait longtemps que j'étais à la direction générale et que j'ai longtemps été impliqué dans l'organisation, je me disais : il faut que quelqu'un qui connaît la commission scolaire soit là pour faire la fusion, dit-il. Même si la fusion n'a jamais eu lieu, on a considérablement changé notre structure. L'an dernier, on a changé 33 % de nos cadres, ce n'était pas une volonté de faire le ménage ni une purge. Nous avons eu des départs à la retraite, des cumuls de postes, des directeurs généraux adjoints par intérim. On a changé plusieurs directeurs de service. Cela a créé un jeu de cascades avec pour résultat que les quatre directeurs des écoles secondaires ont été remplacés. C'a été ce que j'ai appelé un grand dérangement. »
Au cours des six prochains mois, André Lamarche entend consacrer peaufiner deux dossiers qui lui tiennent à coeur, à savoir : le Plan stratégique vers la réussite et le Programme d'amélioration continue, dont il se dit particulièrement fier des résultats.
Employés dévoués
Avec plus de 3500 employés réguliers et 1000 occasionnels répartis entre quatre syndicats, la CSRS qualifie ses relations de travail d'« excellentes ».
Sous sa gouverne, la CSRS est parvenue à maintenir l'un des taux d'encadrement les plus faibles des commissions scolaires avec un cadre pour 35 employés. De plus, le pourcentage de ses dépenses consacré à l'administration se situe à seulement 5 %.
« Si nous sommes parvenus à ces ratios, c'est parce que nous sommes une organisation où les employés sont très autonomes et très professionnels. On a la chance d'avoir des gens compétents et volontaires. Ce sont des gens dévoués aux élèves. Et ça, on ne le dira jamais assez », insiste André Lamarche en soulignant que le taux de décrochage a fondu de moitié au cours des
10 dernières années, passant de 40 à 18 %.