Les analyses effectuées sur des prélèvements sanguins des personnes se disant victime du GHB au bar Shaker de Sherbrooke n’ont pas permis de conclure qu’elles avaient été intoxiquées par cette substance illicite, mais plutôt à l’alcool, note le SPS.

Analyses de GHB au Shaker: aucun client intoxiqué

Les analyses effectuées sur des prélèvements sanguins des personnes se disant victimes de la drogue du viol (GHB), dernièrement au bar Shaker de Sherbrooke, n’ont pas permis de conclure qu’elles avaient été intoxiquées par cette substance illicite.

Après l’analyse de tous les dossiers, le Service de police de Sherbrooke (SPS) a transmis un certain nombre d’échantillons pour analyse au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale (LSJML) à Montréal, explique Samuel Ducharme, agent aux relations publiques au SPS.

« À la suite des récentes informations faisant état de plusieurs cas d’intoxications possibles au GHB qui seraient survenus dans les dernières semaines au resto-bar Shaker, le SPS tient à transmettre à la population le résultat des plus récentes analyses », déclare-t-il, sans préciser les données quantitatives.

« Après une analyse plus poussée des échantillons sanguins par le LSJML, il s’avère qu’aucun des cas allégués ne présentait de trace de GHB. Généralement, il est davantage question d’intoxications causées par l’abus d’alcool. » 

Rappelons qu’à la mi-juillet, La Tribune publiait qu’un comité avait été mis en place à la suite de plaintes concernant des cas présumés de consommation de GHB au Shaker. 

Le SPS tenait à faire la mise au point afin de rassurer la population et de ne pas créer de sentiment d’insécurité sans fondement, ajoute-t-il. « Nous disons qu’il ne faut pas craindre de se rendre dans les établissements licenciés de la région. Nous invitons quand même les gens qui fréquentent les établissements licenciés à la prudence. »

« On doit aussi surveiller sa consommation d’alcool. »

Le GHB est effectivement présent à Sherbrooke. Cette drogue, qu’elle soit ingérée de façon volontaire ou non, représente un risque réel. « Le GHB est souvent fabriqué de façon artisanale, est d’une qualité douteuse et inégale, en plus de tous les effets connus des drogues sur le corps, précise Samuel Ducharme. Aussi, sa consommation combinée avec l’alcool est fortement déconseillée. »

« Bien que les cas rapportés soient non fondés, cela ne veut pas dire qu’il n’y en a jamais eu ni que cela n’arrivera pas dans le futur, et ce peu importe l’établissement fréquenté. Il n’y en a pas autant que ce qui est rapporté sur les médias sociaux. Les consignes d’usages de toujours surveiller son verre et de consommer l’alcool avec modération demeurent pertinentes. » 

Selon M. Ducharme, les dossiers ont été traités dans les règles de l’art. Les traces du GHB sont présentes dans le sang plusieurs heures et non seulement trois ou quatre heures après sa consommation. Le SPS a vérifié auprès des instances compétentes, assure-t-il.

« Quand on se pense victime du GHB, on doit se diriger le plus tôt possible à l’hôpital. S’il y a une plainte, nous allons enquêter, continue l’agent Ducharme. Il faut continuer de dénoncer, malgré ces résultats d’analyse. Nous avons une bonne collaboration des tenanciers de Sherbrooke. »

« Nous avons vérifié pour ce qui est délais pour la présence du GHB dans le sang. C’est plus long que les trois ou quatre heures. Il ne faut pas se fier à cette légende urbaine. C’est plus de l’ordre d’environ huit heures. »