Alloprof lance un nouveau service d'aide aux devoirs... pour les parents!

Il n'y a pas que les élèves qui ont besoin d'aide avec leurs devoirs; leurs parents aussi! L'organisme d'aide aux devoirs Alloprof l'a bien compris et c'est dans le but de répondre à ce besoin que l'organisme a lancé lundi Alloprof Parents, pour accompagner ceux-ci dans le soutien au cheminement scolaire de leur enfant.

Ce nouveau service, qui sera disponible de 17h00 à 20h00 du lundi au jeudi, mettra à la disposition des parents non seulement la quarantaine d'enseignants de toutes les disciplines qui sont déjà accessibles pour les élèves, mais aussi une batterie de professionnels.
«Les parents vont pouvoir parler à des orthopédagogues, des enseignants en adaptation scolaire et d'autres, des gens qui vont être à même de pouvoir les épauler, les guider, les rassurer, parfois désamorcer des situations ou les amener vers d'autres ressources», a expliqué le porte-parole d'Alloprof, Marc-Antoine Tanguay, en conférence de presse, lundi, à Montréal.
Leur expertise sera disponible par téléphone et par messagerie privée sur la page Facebook d'Alloprof Parents.
Alloprof estime qu'environ 6 pour cent des quelque 20 millions de demandes qu'il reçoit par année proviennent de parents aux prises avec des difficultés dans l'aide aux devoirs de leur enfant.
L'organisme s'attend à réaliser environ 100 000 interventions d'ici la fin de l'année scolaire, soit 10 000 appels et le même nombre de messages, le reste étant des interventions passives, soit par la consultation de vidéos ou de documents en ligne.
La directrice générale d'Alloprof, Sandrine Faust, a précisé que cette ligne permettra aussi, évidemment, de résoudre des problèmes liés directement à la compréhension des devoirs, le service régulier d'Alloprof n'étant pas tout à fait conçu pour ce travail.
«Souvent quand le parent utilisait le téléphone pour parler à un enseignant, il y avait un malaise: «Je ne veux pas prendre trop de votre temps, je sais qu'il y a des élèves en attente»; ce n'était pas un endroit qui était destiné au parent», a-t-elle expliqué.
D'ailleurs, tous les articles qui seront en ligne pour consultation seront aussi disponibles en version audio afin d'assurer qu'ils soient accessibles pour les parents dont le niveau de littératie est faible ou qui ont une connaissance du français limitée.
Québec a alloué 1,5 million $ sur trois ans, dont une bonne part ira au soutien de cette initiative et une autre sera dédiée au soutien des adultes en démarche de formation générale de base.
Une autre contribution d'importance provient de la Fondation Desjardins, qui consacrera 350 000 $ sur trois ans au projet.
Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, qui était présent au lancement, a fait valoir que les parents sont souvent dépassés par l'enseignement offert à leurs enfants: «L'école n'est plus ce qu'elle était et l'école n'est pas celle que nous avons eue lorsque nous étions jeunes non plus», a-t-il rappelé.
«Les façons d'apprendre sont différentes, parfois les matières ont changé, parfois il y a de nouvelles matières (...) Ça nous oblige à nous-mêmes faire un peu d'apprentissage si on veut aider nos enfants», a ajouté M. Proulx.