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Le copropriétaire du bistro japonnais Kõbõ Ramen, William Marier, accompagné de Jean-Philippe Labrie (chef et copropriétaire) ainsi que Jérôme Daigneault-Walsh (sous-chef).
Le copropriétaire du bistro japonnais Kõbõ Ramen, William Marier, accompagné de Jean-Philippe Labrie (chef et copropriétaire) ainsi que Jérôme Daigneault-Walsh (sous-chef).

Ajustements et positivisme chez les restaurateurs

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
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Certains restaurateurs de la région affirmaient déjà ne pas avoir beaucoup d’attentes à court terme concernant la réouverture complète de leurs entreprises. Quelques jours après l’annonce d’un reconfinement, ils tentent de rester positifs dans les circonstances et continuent de s’ajuster pour le bien de leurs employés, de leur clientèle et d’eux-mêmes.

Le propriétaire du bistro japonais Kõbõ Ramen, William Marier, s’estime somme toute « assez chanceux » depuis le début de la pandémie. Il envisage toutefois une perte de revenus plus importante au cours des prochaines semaines. 

« Le couvre-feu ne changera pas grand-chose pour nous dans l’optique où on fermait déjà nos portes vers 20 h. Ce qui nous affecte, c’est la fermeture des commerces autour alors que les travailleurs du centre-ville constituent une bonne partie de notre clientèle, notamment sur l’heure du dîner », raconte-t-il. 

Il assure toutefois s’être rapidement adapté à la situation au printemps dernier après avoir réorganisé ses services. « Nous avons fermé deux semaines en avril pour nous équiper adéquatement, puis nous avons instauré le concept de prêt à emporter. Ça dépanne, mais ça n’équivaut pas une expérience en salle. » 

Par ailleurs, des nouveautés sont à prévoir au menu dans les prochaines semaines dans le but d’aller chercher une plus grande diversité de clientèle. 

Malgré les nouvelles mesures qui seront mises en place à partir de samedi, le jeune propriétaire se dit heureux de voir la réponse positive des Sherbrookois qui continuent à encourager les restaurants locaux. « Grâce à eux, on ne craint pas pour notre survie. Même si le processus est complexe, une chance que nous pouvons compter sur l’aide financière du gouvernement », indique celui qui arrive à faire travailler trois employés sur un total de 18.

Maxime Yargeau, propriétaire du restaurant Overflow sur la rue King Ouest à Sherbrooke. 

Le besoin de travailler

Après avoir fermé son restaurant pendant près de deux mois, le propriétaire du Overflow, Maxime Yargeau, se dit fin prêt à reprendre les rênes. 

« Dans l’incertitude quant à la demande, j’ai priorisé le repos ces dernières semaines pour mon équipe », indique-t-il, satisfait de sa décision. « On en a tous profité pour prendre des vacances et j’ai joué mon rôle de simple consommateur en encourageant mes collègues du domaine de la restauration. Dans l’ensemble, ils se sont tous assez bien adaptés à la situation », reconnaît-il. 

Il ajoute avoir particulièrement hâte de recommencer à travailler malgré l’annonce du gouvernement Legault demandant un reconfinement complet. « On s’y attendait, mais ça ne peut pas vraiment être pire qu’en ce moment. On essaie de garder le même mindset et de rester positif. On doit s’ajuster et contrôler ce que l’on est en mesure de contrôler. » 

Ainsi, le restaurant Overflow, situé sur la rue King Ouest, rouvrira le 21 janvier sur un horaire particulier qui respecte le couvre-feu mis en place, soit jusqu’à 19 h 30. Un service de livraison sera offert de la fermeture jusqu’à 21 h pour ceux qui n’auraient pu se procurer leur repas à temps. 

« On est considéré pour une première fois comme étant essentiel en ce qui concerne le couvre-feu. C’est une bonne nouvelle! », affirme celui qui compte quatre employés sur le plancher, incluant lui-même, sur un total habituel de 20. 

« Même si la livraison et le “pour emporter” représente qu’une minime partie de notre clientèle, nous allons de l’avant par passion. C’est une décision réfléchie », conclut-il.