Le ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos (à droite), a profité de son passage à Sherbrooke pour rencontrer le directeur de la nouvelle usine de Soprema à Sherbrooke, Maximilien Delétoille, et visiter ses installations.

AEUMC: l’incertitude a disparu, estime le ministre Duclos

Le ministre Jean-Yves Duclos était en visite officielle à Sherbrooke, une première depuis son élection en 2015, pour promouvoir les avantages de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC). Le ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social, qui est aussi économiste, a envoyé un message qui se voulait rassurant aux gens d’affaires de la région.

« Je suis très heureux d’être ici, à Sherbrooke, dans une région dont non seulement la proximité géographique avec les États-Unis, mais aussi la capacité manufacturière et d’innovation font en sorte que le nouvel accord, ALENA 2.0, est une bonne nouvelle. C’est une bonne nouvelle parce que cela permet de réduire l’incertitude que les entrepreneurs de la région de Sherbrooke ont senti depuis un certain moment et qui les ralentissait dans leurs activités d’investissement. L’incertitude a disparu donc, mais la meilleure nouvelle est que l’accord 2.0 est meilleur à bien des égards que l’accord 1.0 », a révélé le ministre Duclos en point de presse.

« L’accord est meilleur, car notre industrie à l’échelle du Canada est mieux protégée en faisant en sorte qu’on ait encore le chapitre qui nous permet de résoudre éventuellement le litige sur le bois d’œuvre et de faire en sorte que la pression soit encore importante sur le gouvernement américain pour régler le litige important sur l’aluminium et l’acier. Alors si au début, on disait que zéro accord était meilleur qu’un mauvais accord, là on est rendu à l’étape de dire qu’un bon accord est meilleur que pas d’accord », ajoute le ministre de la région de Québec, qui a profité de son passage à Sherbrooke pour visiter la nouvelle usine de Soprema.

Quant aux inquiétudes des producteurs laitiers, le ministre Duclos a répété le chemin parcouru. « On sait d’où on part. L’administration Trump voulait détruire complètement le système de gestion de l’offre bien que ce système fonctionne depuis plusieurs décennies. Il faut dire que le Canada est le dernier pays à avoir un système de gestion de l’offre et la bonne nouvelle est qu’il soit préservé. Évidemment, il y a eu une concession de 3,5 pour cent qu’il faut reconnaître. M. Trudeau a dit clairement que les producteurs laitiers seraient compensés de manière juste et complète », a noté le ministre Duclos, ajoutant que la concession est réciproque et que les producteurs de fromages, lait et de crème glacée, comme la Laiterie de Coaticook, ont maintenant accès au marché américain au même titre que les producteurs américains ont accès au marché canadien.

Cannabis : nos enfants mieux protégés

À titre de ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, le ministre Duclos a commenté la légalisation du cannabis. « À titre de ministre de la Famille et à titre de père de trois adolescents qui vivent dans une famille qui va généralement bien, des enfants qui vont dans une école de bonne qualité et qui, malgré cela, ont accès à ce qu’on leur dit être du cannabis depuis très longtemps et en trop grande quantité. Ce cannabis, qui est souvent mélangé à des toxines et autres produits dangereux, circule dans les cours d’école et dans les parcs. De ce fait, 42 pour cent des jeunes Canadiens âgés de 18 à 25 ans ont consommé du cannabis au cours des trois derniers mois. Le cannabis est là, la bonne nouvelle est que depuis hier, ce produit ne sera plus aussi nocif et le profit dont jouissait le crime organisé va décroître progressivement, des profits qui étaient utilisés pour le trafic de personnes, la prostitution et d’autres activités dont on n’a absolument pas besoin au Canada », conclut le ministre Duclos.