Le maire Bernard Sévigny juge que les investissements répétés à l'aéroport de Sherbrooke sont bien faibles en comparaison des millions de dollars que perdent la Ville et les entrepreneurs en raisons de l'absence de vols réguliers vers Montréal ou Toronto.

Aéroport: Sévigny croit encore en un premier vol en 2017

Les investissements répétés pour le développement de l'aéroport de Sherbrooke ne sont pas superflus, même si l'entente avec une compagnie aérienne tarde à se concrétiser. Le maire Bernard Sévigny juge que ces fonds injectés pour le développement sont bien faibles en comparaison des millions de dollars que perdent la Ville et les entrepreneurs par l'absence de vols réguliers vers Montréal ou Toronto.
« Il faut voir ce qu'on perd en ce moment à ne pas avoir de lien aérien. Ça nous coûte des millions par année, à la Ville, aux entreprises, aux entrepreneurs qui ont de la difficulté à se développer, à atteindre une croissance. Je peux vous parler de SherWeb, TLD, il y en a plein des entreprises sur le territoire qui font de la business à l'international. Ils ont même de la difficulté à attirer la visite de clients à Sherbrooke parce qu'il n'y a pas de lien aérien. C'est un handicap. Je ne parle même pas des congrès qu'on pourrait avoir, dont on se prive. Ce sont des millions qu'on perd chaque année. Est-ce que c'est trop de mettre 100 000 $ pour pouvoir avoir de l'expertise et continuer à travailler pour avoir ce lien-là, je pense que ce n'est pas trop », dit M. Sévigny.
En complément à l'appel d'offres lancé la semaine dernière par la Ville pour des services professionnels pour le développement de liens aériens commerciaux réguliers à l'aéroport de Sherbrooke, le maire mentionne qu'il espère des résultats le plus tôt possible. Si le directeur général Yves Vermette indiquait que d'ici 2019, le niveau de confiance est très bon, Bernard Sévigny croit encore possible qu'un premier vol décolle en 2017.
« Nous allons en appel d'offres pour avoir une ressource qui nous accompagnera là-dedans et si on engage la ressource le 23 mars, ce n'est pas pour un projet que nous voulons développer en 2019. C'est le plus rapidement possible. Mais c'est long. C'est plus long que nous le souhaitions. Il y a des rencontres à faire, des démonstrations. Il faut documenter un certain nombre de volets. C'est pour ça qu'il faut être accompagnés dans le processus. Si on peut le faire, avoir des vols à la fin de 2017, en 2018, le plus rapidement possible, nous travaillons toujours dans cette perspective. C'est possible que ce soit 2019, mais ce n'est pas ça qui est l'objectif. »
La Ville compte déjà sur un consultant. Ce dernier pourra postuler pour obtenir le nouveau contrat. Il n'y aura toutefois pas deux consultants à la fois. Et qu'en est-il du délai d'une année que les transporteurs peuvent prendre pour planifier leurs liaisons?
« Ça dépend des transporteurs. Ça prend au moins six mois pour organiser la route, ne serait-ce que d'adapter les systèmes informatiques pour acheter des billets, ne serait-ce que la promotion. Tout ça fait partie de la stratégie de chacune des entreprises. Ça varie de trois mois à neuf mois, tout dépendant de la compagnie aérienne. C'est pour ça que même si on signait demain matin, il y aurait difficilement un vol avant tard à la fin de l'année 2017. »