Jean-François Ouellet

Aéroport: les transporteurs ont jusqu’au 6 mars pour se manifester

PRIMEUR - L’appel d’intérêt pour dénicher un transporteur qui offrirait des vols commerciaux à partir de l’aéroport de Sherbrooke a été lancé à la fin du mois de janvier. Il prendra fin le 6 mars, date à laquelle le processus de sélection commencera si plus d’un transporteur est sur les rangs.

Le directeur de l’aéroport, Jean-François Ouellet, est convaincu que cette fois sera la bonne. À savoir s’il est confiant de voir au moins une compagnie se manifester, il répond : « J’ai très confiance qu’il y aura quelqu’un en date du 6 mars. »

L’appel d’intérêt devait être lancé en décembre. « Nous avons décalé de quelques semaines, mais nous sommes quand même proches de nos objectifs », confirme M. Ouellet.

Une fois le processus terminé, un comité de sélection réalisera des entrevues pour choisir le transporteur le plus approprié pour les besoins sherbrookois. Dans le plan initial, on prévoyait environ cinq mois entre le début de l’appel d’intérêt et la signature de l’entente avec le transporteur. « Il y aura des éléments de négociation, alors il est un peu difficile de déterminer le moment précis de la décision. Mais nous voulons être efficaces. »

La compagnie choisie devra ensuite faire ses devoirs de son côté, entre autres pour négocier l’accès à une porte d’embarquement à Montréal. Elle devra franchir certaines étapes administratives.

Si le premier vol était souhaité au début de l’été, il est plus probable qu’il décolle cet automne. Le meilleur moment pour lancer la liaison aérienne sera déterminé avec la compagnie.

Parallèlement, la Ville poursuit ses discussions avec le gouvernement fédéral afin d’obtenir une désignation financée pour son aéroport. Si rien ne change, la Ville devra payer pour les services de sécurité qui seront nécessaires à l’aéroport pour les vols commerciaux.

« Si le gouvernement fédéral décide ne pas nous financier, la question sera : pourquoi il paye pour les autres, mais il ne payerait pas pour nous? C’est une question d’équité à laquelle nous n’avons pas de réponse. Nous continuons à nous battre pour avoir le même traitement que les autres villes. »

Rappelons que 89 aéroports disposent d’une désignation de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA), ce qui leur évite de passer par un système de recouvrement de coûts.

L’absence d’une telle désignation pourrait-elle empêcher l’envol d’un transporteur souhaitant offrir ses services à Sherbrooke? Jean-François Ouellet se contente de dire qu’il ne le souhaite pas.

Rappelons que la Ville de Sherbrooke s’engage à investir 250 000 $ par année pendant cinq ans pour combler une partie du manque à gagner d’une future liaison aérienne. Cette contribution est conditionnelle à une subvention de 500 000 $ du programme d’aide aux dessertes aériennes régionales (PADAR).