Action policière concertée contre la distraction au volant

Les corps policiers ne baissent pas la garde en ce qui concerne la distraction au volant, spécialement l’utilisation du cellulaire lors de la conduite.

Jusqu’au  27 septembre, des services de police du Québec font front commun pour surveiller si les conducteurs sont bien concentrés sur leur conduite, dans le cadre de l’opération nationale concertée Distraction 2018.

À Sherbrooke, les policiers  cibleront particulièrement l’utilisation des textos et des écouteurs ainsi que la présence d’animaux en liberté dans les véhicules.

L’utilisation des téléphones cellulaires est un fléau en constante évolution à Sherbrooke, commente Isabelle Gendron, porte-parole du Service de police de Sherbrooke (SPS). En 2016, les patrouilleurs du SPS ont donné 1010 constats d’infraction pour ce comportement fautif. L’an dernier, 1151 constats ont été distribués.

 «Malheureusement, les gens veulent consulter leur cellulaire immédiatement quand un message vient d’entrer, analyse-t-elle. Nous disons qu’il faut prendre le temps de s’immobiliser de façon sécuritaire sur le côté de la voie publique avant de consulter son cellulaire.»

«On voit que la tendance se poursuit depuis le début de 2018. Même si depuis le 30 juin les amendes ont été augmentées. On dirait que les gens ne comprennent pas plus.»

L’opération Distraction 2018 se déroulera en collaboration avec la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) et ses contrôleurs routiers. Tous ces intervenants s’unissent pour sensibiliser et conscientiser les conducteurs aux dangers liés à la distraction au volant, note la Sûreté du Québec.

En plus des messages de prévention qui seront diffusés sur les médias sociaux, de nombreuses opérations policières se tiendront afin d’intervenir auprès des conducteurs distraits par l’utilisation de tout appareil électronique portatif ou d’un écran d’affichage.  Les interventions se tiendront sur l’ensemble du territoire du Québec, ajoute-t-on.

«L’utilisation d’un appareil électronique portatif ou d’un écran d’affichage au volant est une des principales causes de collisions causant des blessures et des décès au Québec. Leur utilisation réduit l’attention et la concentration du conducteur et augmente les risques d’être impliqué dans une collision», souligne Aurélie Guindon, porte-parole de la SQ en Estrie.

«Texter en conduisant augmente aussi grandement les risques de commettre d’autres infractions au Code de la sécurité routière, et ce même si vous quitter la route des yeux pour quelques secondes.»

Les corps policiers rappellent que le simple fait de tenir en main ou de toute autre façon un appareil électronique portatif en conduisant est strictement interdit, cela même si le conducteur est arrêté à un feu rouge ou dans un bouchon de circulation.

Faire usage d’un téléphone cellulaire ou de tout autre appareil portatif visé à l’article 443.1 du Code de la sécurité routière peut valoir une amende minimale de 484 $ (incluant les frais) et cinq  points d’inaptitude ajoutés au dossier de conduite. En cas de récidive, le permis de conduire est suspendu sur- le-champ.