Plusieurs Sherbrookois ont profité de l’événement L’histoire fait son marché pour découvrir les kiosques du Marché de la Gare. Sur la photo, on reconnaît Gisèle Gilbert au comptoir du Verger Bruno Despots.

Acheter au marché ou en épicerie

Si les produits dans les marchés semblent plus dispendieux que dans les épiceries à grande surface, les visiteurs à l’événement L’histoire fait son marché ne semblaient pas s’en soucier.

Organisé par le Musée d’histoire de Sherbrooke (Mhist), l’événement qui se déroulait au Marché de la gare a pour but de faire revivre les marchés d’antan avec de l’animation, des activités pour enfants et plusieurs kiosques de marchandises.

Lors des festivités, plusieurs ont profité de l’occasion pour faire leurs emplettes dans les différents kiosques de produits frais.

Pourquoi acheter au marché plutôt que dans les épiceries à grande surface?

« Le client a un lien direct avec les producteurs et, en plus, les produits sont frais de la veille. Difficile de trouver mieux », affirme Bertrand Letendre, propriétaire de la Bleuetière des étangs.

En ce qui concerne le prix plus élevé des fruits et légumes, M. Bertrand défend qu’il est plus difficile de faire concurrence avec les autres pays.

« Nous devons gagner notre pain. Certains maraîchers tentent de faire leur place dans le milieu avec le prix le plus bas possible, mais après quelque temps ils doivent fermer leur porte. Nos produits ne sont pas nécessairement plus dispendieux. Le problème, ce sont les importations. Dans les supermarchés, les produits arrivent du Mexique et des États-Unis qui, eux, travaillent dans des conditions différentes des nôtres », ajoute-t-il.

Il soutient également que le prix de ses produits est juste. Depuis cinq ans, par exemple, le maraîcher n’a pas augmenté le prix de ses bleuets.

Bruno Despots, propriétaire du verger, soutient lui aussi qu’il est difficile de faire concurrence avec le prix des fruits et légumes venant des autres pays.

« Il y a tellement de produits qui viennent de l’extérieur de la province qu’il devient plus ardu de faire une concurrence. Aux États-Unis, les maraîchers reçoivent des subventions. Ils produisent meilleur marché pour ensuite venir dumper ça ici. C’est à ce moment que ça devient plus difficile pour nous », affirme M. Despots.

Le prix ou la fraîcheur?

Pour Gisèle Gilbert, une employée du kiosque Verger Bruno Despots, débourser pour les fruits et légumes du marché est important. Selon elle, ceux qui se soucient de la fraîcheur de leurs aliments seront servis au marché.

Devant son présentoir de pommes, elle confie à La Tribune les avantages d’acheter des produits frais.

« Ces pommes-là, elles ont été cueillies hier ou un peu plus tôt dans la semaine. Puisqu’elles arrivent tout droit du verger, elles vont se conserver beaucoup plus longtemps. Celles que nous achetons à l’épicerie, par exemple, on ne sait pas à quel moment elles ont été cueillies. Les pommes ont été emballées, transportées pour ensuite être déposées sur les tablettes du magasin. Il y a une grande différence. Moi, je préfère payer un peu plus cher, car je sais d’où vient le produit en plus de savoir qu’il est frais. Avant, je surveillais beaucoup les prix de mon épicerie, ce qui n’est plus vraiment le cas », souligne Mme Gilbert.