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Les parcs nationaux de la Sépaq ont connu un achalandage sans précédent en période estivale, et le parc national du Mont-Mégantic n’y échappe pas, avec une hausse de 15,5 %. Ci-dessus, l’observatoire du parc.
Les parcs nationaux de la Sépaq ont connu un achalandage sans précédent en période estivale, et le parc national du Mont-Mégantic n’y échappe pas, avec une hausse de 15,5 %. Ci-dessus, l’observatoire du parc.

Achalandage historique des parcs nationaux

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
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On s’y attendait : les parcs nationaux de la Sépaq ont connu un achalandage sans précédent en période estivale, marqué par une hausse de 14 % des visiteurs dans l’ensemble de la province.

Les parcs du Mont-Orford (PNMO) et du Mont-Mégantic (PNMM) n’échappent pas à cette hausse de popularité. Les deux endroits ont connu des augmentations respectives de 16 % et de 15,5 %. Les chiffres ont été dévoilés mardi, alors que bon nombre d’adeptes de plein air attendent de voir dans quelle mesure ils pourront aller jouer dehors avec le confinement qui se dessine. Malgré plusieurs semaines de fermeture, l’Astrolab du PNMM a réussi à se démarquer en rejoignant 2,6 M de personnes via des émissions grand public diffusées par Facebook live. Elle rejoint aussi des centaines de groupes scolaires.

Ce sont quelque 600 groupes scolaires qui se sont inscrits ou seront inscrits aux activités de l’Astrolab à l’automne et l’hiver 2021. Celui-ci diffuse des séances d’astronomie en direct avec les jeunes. Coordonnateur scientifique de l’Astrolab, Sébastien Giguère rappelle que l’équipe a rejoint les jeunes dès le confinement. L’offre s’est aussi élargie dans les écoles. « On est en contact avec les enseignants. Il y a une liste d’activités thématiques que l’on avait et qu’on a adaptées. » Les présentations étaient si populaires que l’équipe a ouvert un deuxième studio de diffusion en ligne. Malgré le contexte, cette période aura permis de susciter l’intérêt de toute la population envers le ciel étoilé.

Le parc national du Mont-Mégantic est passé de 87 646 jours-visite à un peu plus de 101 000. 

15 % de nouveaux visiteurs

Responsable des relations avec les médias à la Sépaq, Simon Boivin souligne que ces records ont été fracassés même si les territoires ont été fermés lors du confinement, de mars jusqu’en mai. 

« On est content que les gens aient pu profiter du territoire. »

Les résultats ont été obtenus grâce à un coup de sonde mené auprès de 38 000 visiteurs entre le 20 mai 2020 le 30 septembre 2020. 

Rappelons que la carte annuelle Bonjour Québec, mise en vente par la Sépaq, a aussi connu un succès retentissant. Ces laissez-passer donnant un accès illimité aux parcs nationaux, offerts à 50 % de rabais, se sont écoulés en moins de 72 heures. 

Ce portrait s’accompagne cependant de nouveaux défis, dont une sensibilisation accrue auprès des nouveaux visiteurs des parcs. 

« Ça a fait en sorte que beaucoup de gens n’étaient pas nécessairement familiers avec les règles, notamment la nécessité de rester dans les sentiers, le fait qu’il y ait des endroits particuliers pour camper », fait-il valoir.

En Estrie, le parc national du Mont-Orford recensait un peu plus de 465 000 jours-visite l’année passée, et ce chiffre a grimpé à 539 362 cette année.

Parmi les détenteurs de la carte Bonjour Québec, 15 % d’entre eux n’avaient jamais fréquenté un parc national de la Sépaq auparavant. 

Près de 75 % proviennent des régions métropolitaines de Montréal et de Québec; ils ont visité en grand nombre des parcs nationaux dans des régions touristiques éloignées. En outre, près de 100 % des détenteurs ont manifesté leur intention de retourner dans un parc national au cours des 12 prochains mois.

Bénéfices pour la santé et l’économie

L’organisation a aussi sondé les détenteurs de carte annuelle au sujet des bénéfices sur la santé découlant du contact avec la nature et de la pratique d’activités de plein air. Le coup de sonde montre que 50 % disent avoir pratiqué plus d’activités de plein air et de sorties en nature qu’avant la pandémie. On apprend également que 87 % d’entre eux estiment que leurs visites dans les parcs nationaux ont contribué à améliorer leur santé mentale et 84 % disent en avoir ressenti des bénéfices physiques. 

L’organisation met aussi en lumière l’importance de cette popularité sur l’activité économique. Chaque visiteur a dépensé en moyenne 66 $ par jour à l’extérieur de l’établissement fréquenté. La Sépaq estime que cette activité a engendré 75,7 M$ en retombées fiscales et parafiscales pour le gouvernement québécois, en plus de générer plus de 4350 emplois directs et indirects.  

Des voix se sont élevées, le printemps dernier, lors de la fermeture des parcs nationaux et régionaux, en raison de la perte de cet accès à la nature. Interrogé sur les visées de confinement du gouvernement, Simon Boivin a souligné que l’organisation allait se conformer aux directives gouvernementales. On ignorait mardi si ces espaces seraient aussi touchés par le confinement.

Le porte-parole en a profité pour saluer le travail des employés, alors que le taux de satisfaction des gens sondés s’élève à 92 %, malgré la mise en place de protocoles sanitaire et de nombreuses consignes.