Les deux adolescents accusés dans l’affaire du meurtre de Thomas Cameron, au début du mois d’août au parc Adrien-Cambron, à Sherbrooke, resteront détenus au moins jusqu’à la mi-octobre.

Accusés en lien avec le meurtre de Thomas Cameron, les deux ados restent détenus

Les deux adolescents accusés dans l’affaire du meurtre de Thomas Cameron, au début du mois d’août au parc Adrien-Cambron, à Sherbrooke, resteront détenus au moins jusqu’à la mi-octobre.

Les deux adolescents ont été amenés tour à tour devant la juge Lise Gagnon de la chambre de la jeunesse de la Cour du Québec, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

T-shirt blanc, cheveux en bataille, l’adolescent de 17 ans accusé du meurtre au premier degré de Thomas Cameron a hoché de la tête en signe d’approbation lorsque son enquête sur remise en liberté a été fixée à l’automne.

L’adolescente de 15 ans, accusée de complicité après le fait, n’a pas eu de réaction particulière lorsque son enquête sur remise en liberté a été fixée conjointement les 16 et 17 octobre prochains au palais de justice de Sherbrooke.

Les parents de l’adolescente étaient présents, mercredi, au palais de justice, pour soutenir leur fille dans ses démêlés judiciaires.

Les avocates de la défense Me Kim Dingman pour le garçon et Me Karine Poliquin pour la fille ont renoncé au délai de trois jours pour la tenue de leur enquête sur remise en liberté.

Les deux accusés adolescents resteront en garde fermée dans deux centres jeunesse distincts.

Des interdictions de contact et de se trouver au même endroit avaient été émises dans leurs dossiers respectifs.

Rappelons que le corps de Thomas Cameron, 18 ans, a été découvert le 3 août dernier vers 21 h 30 au parc Adrien-Cambron.

Les avocates chargées de la défense des deux adolescents, Me Kim Dingman et Me Karine Poliquin.

Cette triste, mais violente affaire est survenue en soirée au parc situé dans le secteur est de Sherbrooke.

Thomas Cameron gisait au sol dans le parc lorsqu’un gardien est intervenu pour tenter de lui porter secours.

Le décès du jeune homme a été constaté à l’hôpital. 

Son corps portait plusieurs marques de violence laissées par un objet contondant.

Le Service des enquêtes sur les crimes contre la personne de la Sûreté du Québec ainsi que le Service de police de la Ville de Sherbrooke ont mené une enquête commune dans le dossier.

Dès le début des procédures judiciaires, la procureure aux poursuites criminelles Me Nathalie Robidoux a demandé que l’adolescent de 17 ans, qui est accusé de meurtre prémédité, soit assujetti à une peine pour adulte.

Une preuve par prépondérance des probabilités devra être faite à ce sujet si l’adolescent est reconnu coupable de l’accusation portée contre lui.

La peine maximale pour un mineur est de 10 ans pour un meurtre au premier degré, alors que la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans est celle imposée pour la même accusation au tribunal adulte.

Me François Houle représente le ministère public pour l’accusation portée contre l’adolescente accusée de complicité après le fait.

Les procureurs aux poursuites criminelles, Me Nathalie Robidoux et Me François Houle.