Danielle Sharpe a accepté d’être l’ambassadrice estrienne du mois de la sensibilisation à la maladie d’Alzheimer. Elle pose avec son amie Linda Martin, alors que toutes les deux participaient à un atelier du centre d’activités et de ressourcement Le Colibri.

Abattre les stigmates entourant l’Alzheimer

Danielle Sharpe avait 61 ans lorsqu’elle a reçu son diagnostic d’Alzheimer. Si sa famille s’est mise à pleurer en sortant du bureau du médecin, elle, a décidé de ne pas se laisser abattre. « Je suis sortie du bureau, je me suis mise à marcher d’un pas rapide, j’ai regardé le beau ciel bleu et j’ai décidé que j’allais continuer à vivre. »

Mme Sharpe continue à aller au cinéma, à sortir avec ses amis et sa famille, à danser... « J’aime vivre et sourire. Ça c’est moi », déclare-t-elle.

Bien sûr, la maladie a eu des répercussions dans sa vie. Par exemple, la perte de son permis de conduire a été un moment difficile. Mais elle a trouvé la force de surmonter cette épreuve.

« Je suis bien entourée, j’ai plusieurs amis et une belle famille qui m’aide beaucoup. Mais je crois que cette force est en moi tout simplement », admet Mme Sharpe.

Pour faire tomber les stigmates et changer l’attitude du public entourant les maladies cognitives, la Sherbrookoise a accepté d’être l’ambassadrice estrienne de la campagne « Oui. Je vis avec l’Alzheimer. Laissez-moi vous aider à comprendre », lancée par la Société Alzheimer alors que se déroule le mois de la sensibilisation à cette maladie. 

Pour l’occasion, une campagne nationale de sensibilisation a d’ailleurs été lancée, souligne Émilie Lefort, conseillère aux communications de la Société de l’Alzheimer de l’Estrie (SAE). 

« Un portail web vient d’être lancé à l’adresse suivante : jevisaveclalzheimer.ca. On y retrouve des témoignages de plusieurs personnes atteintes de la maladie pour montrer que les gens peuvent continuer à vivre une belle vie malgré l’Alzheimer », explique Mme Lefort. 

Colloque

Forte de son succès l’an passé, la SAE a décidé de présenter une deuxième édition de son colloque sur l’Alzheimer destiné au personnel du milieu de la santé. Organisé sous le thème « Le pouvoir de faire la différence dans la vie des personnes atteintes », l’événement vise à outiller les professionnels de la santé dans leur travail auprès d’une clientèle atteinte de troubles neurocognitifs. Les conférences porteront sur divers aspects de la maladie, dont les connaissances de la science, le milieu de vie de la personne atteinte et des relations humaines.

Le colloque se tiendra au Club de golf de Sherbrooke le 29 janvier. Les personnes intéressées par l’événement peuvent s’inscrire en ligne via le site de la Société de l’Alzheimer de l’Estrie. 

« Il reste quelques places », assure Mme Lefort.