À partir de maintenant, l’hiver peut nous prendre par surprise

À partir de maintenant, tout peut arriver. On peut se réveiller avec plusieurs centimètres de neige au sol et donc avec des chaussées couvertes et glissantes.

L’arrivée de novembre marque la fin du compte à rebours avant que l’hiver ne s’installe définitivement pour plusieurs mois, résume Dominique Gosselin, conseillère en communication au ministère des Transports en Estrie.

«À compter du 1er novembre et jusqu’à la mi-avril, les entrepreneurs en déneigement doivent être prêts. Car tout ce qui peut tomber du ciel à partir d’aujourd’hui peut être de la neige», commente-t-elle. Avant cette date, les quantités sont rarement importantes.»

«Le ministère est prêt avec l’équipement, les embauches de personnels et les matériaux pour épandre sur les routes.»

Dès les premières accumulations de neige, le MTQ pourra effectuer les opérations requises dans les délais prévus afin de permettre des déplacements efficaces et sécuritaires sur les routes sous sa responsabilité. Il en coûte 20 millions $ par année pour l’entretien hivernal des routes en Estrie.

On a recours pour se faire à 130 camions, dont 26 du MTQ. L’hiver dernier, on a utilisé 65 000 tonnes de sel et 90 000 tonnes d’abrasifs. «On ne lésine pas sur les quantités pour garder les routes sécuritaires», affirme Mme Gosselin.

«Notre réseau est grand. On couvre 2800 kilomètres de routes. Dans la région de Sherbrooke, le MTQ voit au déneigement des autoroutes 10, 55, 410 et 610.»

Les entrepreneurs privés assurent 76 pour cent du réseau estrien de routes, ajoute la porte-parole.

Par ailleurs, le MTQ invite donc les usagers de la route à adopter dès maintenant des habitudes de conduite adaptées aux conditions hivernales.  Avant de prendre la route, il est nécessaire que son véhicule soit paré avec notamment des pneus d’hiver, du lave-glace et un balai à neige.

«Même si la date pour munir son véhicule de pneus d’hiver est le 15 décembre, il est préférable de les faire poser plus tôt», revient Dominique Gosselin.

«Nous demandons aussi aux gens de demeurer prudents à l’approche des véhicules de déneigement. Les angles morts de ces camions sont différents de ceux des voitures. Ils roulent aussi à environ 30 kilomètres/heure, ce qui est la vitesse la plus efficace pour déneiger. Donc, il faut être patient… on est toujours mieux derrière un camion de déneigement que devant, car la route est déblayée.»