Plus d'une vingtaine de voitures électriques de différents modèles ont pu être inspectées sous toutes leurs coutures, samedi, au Carrefour de l'Estrie.

À la rencontre des véhicules électriques

Quelle autonomie ont les véhicules électriques? Combien coûte l’installation de la borne de recharge? Combien de temps ça prend pour recharger la voiture? Samedi après-midi, au Carrefour de l’Estrie, plusieurs curieux ont pu poser ces questions et bien d’autres encore aux personnes les mieux placées pour y répondre : les utilisateurs de véhicules électriques. Ceux-ci ont même offert des essais routiers avec leurs propres bolides dans le cadre de cet événement organisé par l’Association des véhicules électriques du Québec (AVÉQ).

Pour Claude Harvey, bénévole pour l’AVÉQ et propriétaire de l’une des Tesla mises à disposition du public samedi, revenir à une voiture à essence est absolument hors de question.

Sa conjointe et lui ont fait le saut pour l’électrique il y a cinq ans. « À l’époque, au Québec, il y avait 3500 véhicules électriques, et on passait un peu pour des extraterrestres à ce moment-là. Maintenant, on est tout près de 50 000 », indique-t-il. Selon lui, ce changement en valait la peine pour l’économie, l’écologie et le confort, même si l’autonomie (c’est-à-dire le nombre de kilomètres que l’on peut faire avant de devoir recharger la batterie) était moins bonne alors.

Rien d’étonnant alors à ce qu’il prenne plaisir à faire découvrir cette technologie aux curieux, en répondant à leurs nombreuses questions mais aussi en leur faisant goûter au plaisir de la conduite d’une telle voiture.

« La plupart du temps, le premier commentaire c’est : “C’est incroyable, ça ne fait pas de bruit!”. Ensuite, c’est la surprise de la puissance et de l’accélération. Peu importe le modèle, c’est très surprenant quand on appuie sur l’accélérateur d’un véhicule électrique! » rapporte M. Harvey, en ajoutant que les gens sont toujours emballés par leur essai.

Ce serait d’ailleurs le cas peu importe la marque : selon M. Harvey, Tesla tient sa notoriété du fait que l’entreprise a forcé les autres fabricants d’automobiles à augmenter l’autonomie des batteries, mais il y aurait désormais des véhicules pour tous les goûts et besoins sur le marché.

Formule réussie

Au moins 25 personnes s’étaient inscrites en ligne à l’avance pour réaliser au moins un essai routier, mais il était aussi possible de s’inscrire sur place — grâce au kiosque d’accueil dont les ordinateurs étaient branchés sur la batterie de l’une des voitures électriques, s’amuse à souligner le directeur régional de l’AVÉQ, Stéphane Péloquin.

Celui-ci organise aussi les Jeudis branchés, un rassemblement ayant lieu au Marché de la gare une fois par mois durant l’été. Des propriétaires de véhicules électriques membres de l’AVÉQ s’y rassemblent pour exposer leur bolide et répondre aux questions, mais il n’y a pas d’essais routiers puisque l’espace s’y prête moins. M. Péloquin se réjouit par conséquent de cette première mouture au Carrefour de l’Estrie, qui bonifie l’expérience du public.

« On a vraiment une belle brochette de véhicules! » précise-t-il en énumérant avec enthousiasme les modèles présents pour la journée : Tesla de modèles 3, S et X; Kia Soul et Niro; Hyundai Kona; Chevrolet Bolt, Volt et Spark; Ford Focus, Chrysler Pacifica hybride rechargeable; et Volkswagen e-Golf.

La rencontre devait se terminer à 21h, mais elle a dû être écourtée en raison de l’orage en début de soirée. Sur la page Facebook de l’événement, il était indiqué que près d’une centaine d’essais routiers ont malgré tout été effectués, répondant ainsi aux attentes de M. Péloquin.