Vendredi avait lieu la première journée du Festival des harmonies et des orchestres symphoniques du Québec. Sur la photo, on peut y apercevoir les élèves du Big Band Montcalm II.

90e du Festival des harmonies : Sherbrooke tout en musique

Le Festival des harmonies et des orchestres symphoniques du Québec (FHOSQ) est de retour pour une 90e année. C’est nul autre que le compositeur Johan de Meij, qui a créé la symphonie du Seigneur des anneaux notamment, qui est porte-parole de l’événement qui se tient du 17 au 19 mai.

« Le festival est devenu comme une horloge suisse, tout fonctionne à la merveille. Tout le monde est dans la bonne direction. J’ai une équipe extraordinaire, qui est là depuis plusieurs années », avance fièrement Jean-Marie Messier, directeur général de l’événement depuis 23 ans. 

Chaque année, le FHOSQ réunit quelque 8000 jeunes des écoles du Québec à l’Université de Sherbrooke dans le cadre d’une compétition. 

Le directeur général annonce d’ailleurs une première. Pour les 90 ans, il y aura un orchestre constitué de professeurs. Pour une fois, ce seront les élèves qui jugeront les maîtres. 

La 90e année de l’événement sera également la dernière de Jean-Marie Messier au titre de directeur général. Comment on se sent? « Soulagé! affirme-t-il en s’esclaffant. En vieillissant, ça devient difficile d’organiser des événements d’envergure. C’est un stress. Les jeunes, il sont comme mes enfants, que je veux protéger. »

Pour sa dernière année, il promet des spectacles de grande qualité.  

La note parfaite

Rythme, complicité et plaisir étaient au rendez-vous sur le campus hier lors de la première journée du festival. Plusieurs écoles ont présenté leur travail de plusieurs mois sur les scènes de l’Université. 

Parmi les différentes prestations, on pouvait y entendre l’Harmonie La Frontalière de l’école La Frontalière de Coaticook. Le groupe a présenté trois pièces de leur répertoire d’harmonie. 

Anne-Marie Jetté, directrice musicale et enseignante en musique indique que le groupe pratique différents genres de musique. Elle souligne également l’importance d’un festival comme celui-ci. « C’est une expérience magique pour les jeunes de voir qu’il y a plein d’autres jeunes au Québec qui font la même chose que eux. »

Selon elle, la préparation pour une compétition de cette envergure tourne autour de plusieurs heures de pratique. Pour des résultats optimaux, il faut travailler en classe et à l’extérieur des cours, dans le cadre des activités parascolaires. 

Le Big Band II de l’école Mitchell-Montcalm donnait également plusieurs prestations hier. Le groupe présentait des grands classiques tels que l’œuvre Work in progress de Gordon Goodwin. 

Robert-Étienne Siméon, directeur musical du Big Band Montcalm marque d’ailleurs les bienfaits de la musique chez la jeunesse. « C’est bon pour l’estime de soi, pour l’entraide et le respect. Ça ne fait que véhiculer de bonnes valeurs. On ne peut pas nier le fait que la musique est hyper importante dans le développement des jeunes. »