Des travaux sont par ailleurs prévus sur le boulevard Mi-Vallon, entre le boulevard Bourque et la rue Pavillon.

885 000 $ pour sept trottoirs

Sept nouveaux tronçons de trottoirs devraient être construits cet été à Sherbrooke. Le conseil municipal a entériné mardi une dépense de 885 000 $ pour permettre l’ajout de 1,9 km de trottoirs, notamment sur les rues Laval, Dunant et Genest. De cette somme, 135 000 $ proviennent de l’enveloppe 2017.

La part du lion revient à la rue Dunant, entre les rues Thibault et Arsenault, pour faciliter la vie des piétons sur une distance de 750 m. À Brompton, on prolongera le trottoir existant sur la rue Laval jusqu’à la rue Bourgeoys. Même concept sur la rue Genest, où le trottoir se rendra désormais jusqu’à la rue Gervais.

La Ville construira aussi deux courts tronçons sur la rue Simard, entre les rues Lachance et des Sables, et entre les rues Montfort et Bellefleur. Des travaux sont par ailleurs prévus sur le boulevard Mi-Vallon, entre le boulevard Bourque et la rue Pavillon.

Le président du Centre de mobilité durable de Sherbrooke, Marc Denault, a souligné que tous s’entendent pour dire que l’enveloppe initiale de 750 000 $ est bien loin d’être suffisante et qu’il faudra s’en souvenir au moment d’adopter le budget 2019, en novembre. « Les demandes cette année totalisent 30,4 M$. On s’est doté d’un plan de mobilité durable. En 2016, nous avions déjà 90 km de trottoirs. On voulait ajouter 290 km », illustre-t-il.

Évelyne Beaudin est l’une de celles ayant relevé l’ampleur beaucoup trop importante de la tâche pour atteindre cet objectif. « On n’a même pas 2 km cette année. On s’entend qu’il faudrait plus de 100 ans pour réaliser notre plan directeur du transport actif. »

Besoins urgents

Elle en a profité pour souligner des besoins urgents sur les rues Mégantic et Marcel-Marcotte. « Ce sont nos propres services qui ont créé cette urgence en ajoutant des avancées de trottoirs pour des passages piétonniers. Ça rend plus dangereuse l’utilisation de la rue pour les gens qui ont une poussette et qui doivent contourner l’avancée de trottoir. Pour moi, ça amplifie l’urgence. Je vous invite à risquer votre vie sur la rue Mégantic avec une poussette pour constater la situation. »

Danielle Berthold voyait aussi qu’il faudrait investir davantage... ou changer les façons de faire. « En 2006, une pétition de 1435 noms a été déposée pour une demande de trottoirs sur King Est, de la rue Raby à la rue Parrot. En date d’aujourd’hui, seulement 300 m ont été faits devant le commerce IGA Couture, et ce, grâce aux demandes répétées du propriétaire du commerce. Afin de sécuriser les piétons, serait-il possible d’envisager une nouvelle façon de construire des trottoirs? On se doit d’innover, de nous adapter. En 2013, j’avais évoqué qu’il serait peut-être pertinent de faire un trottoir en asphalte à cet endroit. On m’avait répondu qu’on n’était pas en Californie. Je sais que ce serait moins durable, mais essayons d’innover pour trouver des solutions. »

En ce sens, Chantal L’Espérance avait proposé il y a quelques années de construire des bordures de béton plutôt que des trottoirs complets.

Pierre Avard suggère des pistes multifonctionnelles comme sur le boulevard Lionel-Groulx. « Ce serait moins coûteux et ça répondrait aux besoins des citoyens. »

Claude Charron espère lui aussi une solution d’appoint pour sécuriser les piétons des rues St. Francis et Queen. Enfin, Annie Godbout voudrait qu’on construise trottoir et piste cyclable en une seule intervention sur Mi-Vallon pour économiser et éviter d’entraver le boulevard deux fois.