« Depuis jeudi, plus de 500 enseignants sont passés dans nos bureaux pour choisir des contrats de remplacement ou obtenir un poste », dit Daniel Samson, directeur des ressources humaines à la CSRS.

83 nouveaux enseignants permanents à la CSRS

À deux semaines de la rentrée, la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a offert et comblé, jeudi, 83 postes permanents d’enseignants, un nombre record. Elle a aussi octroyé 295 contrats de remplacement.

« Comme à chaque année à cette période, on fait la grande criée, c’est-à-dire l’offre de postes et de contrats. Depuis jeudi, plus de 500 enseignants sont passés dans nos bureaux pour choisir des contrats de remplacement ou obtenir un poste. Des postes laissés vacants par des départs, mais aussi des ajouts de postes », explique le directeur des ressources humaines à la CSRS Daniel Samson, précisant que l’ancien record de postes offerts était d’environ 70.

Quelques postes en musique restent à combler. Par ailleurs, les 295 contrats octroyés concernent des remplacements de maladie, de maternité ou des ajouts temporaires.

« Ce qui est intéressant est que le dernier poste a été attribué à quelqu’un qui a à peine deux ans d’ancienneté chez nous. Donc le mythe qui dit qu’on doit être très longtemps sur des listes de remplacement avant d’obtenir un poste est de moins en moins vrai », ajoute M. Samson.

« Un autre élément intéressant, c’est que sur les 295 contrats octroyés plus des deux tiers sont des contrats à plus de jours par semaine, soit plus de 60 pour cent. Auparavant, dans un contexte où on avait à notre disponibilité beaucoup de main-d’œuvre, il y avait davantage de contrats à 20 ou 30 pour cent. Maintenant, étant donné qu’il y a une rareté de la main-d’œuvre, on va cumuler, par exemple, un 30 pour cent avec un autre 30 pour cent pour offrir des contrats de 60 pour cent », note le directeur des ressources humaines.

La CSRS a observé que de plus en plus de gens ne souhaitent pas travailler à temps plein. « On ne peut pas se battre contre ça, alors on s’adapte. On ferait fausse route en croyant dur comme fer que d’offrir du temps plein est la meilleure solution pour attirer du personnel. Cette volonté de travailler à temps partiel mixée à la rareté de main-d’œuvre et au fait que la CSRS est en croissance nous amène de nouveaux défis », souligne M. Samson, notant que la CSRS compte 2170 enseignants.

Des 525 enseignants qui se sont rendus à la CSRS cette semaine, entre 100 et 130 sont sur la liste de remplacement. « Je crois qu’en novembre, il n’y en aura plus, car il y aura d’autres congés et d’autres ajouts qui devront être traités », mentionne M. Samson, précisant que par le passé, la liste se vidait plus tard dans l’année scolaire, soit en février.

« Aussi, entre 100 et 130 enseignants supplémentaires sont disponibles, mais ne sont pas sur nos listes puisqu’ils n’ont jamais de contrat à la CSRS. On parle notamment des finissants de l’an dernier. Ce qui porte le nombre de remplaçants disponible à 200 à 260 », ajoute le directeur des ressources humaines précisant que certaines commissions scolaires québécoises commencent l’année avec 100 postes à combler, donc 100 classes sans professeur.  

La semaine prochaine, le 15 août de 15 h à 18 h, la CSRS organise un mini salon de l’emploi dans les bureaux de la CSRS pour pourvoir aux postes pour les services directs ou complémentaires aux élèves. Les préposés aux élèves handicapés, les techniciens en éducation spécialisée, éducateurs en service de garde et surveillants sont notamment invités à venir donner leur candidature. « Les postes d’éducateurs en service de garde et de surveillants sont plus difficiles à combler à cause du faible nombre d’heures et des horaires coupés. On travaille sur des façons de cumuler des fonctions pour réussir à combler ces postes », conclut M. Samson.