79e distribution des cadeaux des pompiers : 1000 enfants, 1000 sourires [PHOTOS]

Michel Lessard en est à sa 52e distribution de jouets organisé par le Service incendies de la Ville de Sherbrooke. En fait, c’est son père qui a lancé la tradition, il y a 79 ans, lorsqu’il a donné un jouet à un enfant qui avait tout perdu dans un incendie. « Si mon père était vivant, il serait enchanté », avoue-t-il, le sourire aux lèvres.
Pompiers et citoyens se sont réunis, samedi, pour donner des jouets aux enfants défavorisés de Sherbrooke.

« Merci papa, je suis tellement fier de toi, exprime l’ancien pompier. Je suis aussi fier de moi de continuer l’œuvre. Il ne faut jamais que ça arrête. Il y a de plus en plus de pauvreté. C’est rendu qu’on a des demandes de la classe moyenne. Tout est cher. Si on peut donner aux enfants, pourquoi pas ! »

M. Lessard peut se réjouir : aujourd’hui, les enfants reçoivent des cadeaux neufs. « Dans mon temps, c’était des jouets usagés qu’on réparait », se souvient celui qui a été responsable de la campagne des jouets durant 14 ans. 

Sourires

Le responsable aux communications et directeur des opérations de la campagne des jouets des pompiers de Sherbrooke, David Leblanc, assure que 1000 enfants de plus de 600 familles auront l’occasion de déballer un cadeau. « La chose la plus importante, c’est qu’on vient donner un petit rayon de soleil. On n’est pas un besoin primaire comme la nourriture, mais les enfants, pour favoriser leur bon développement, ont besoin d’un peu de bonheur. On s’est donné comme objectif de pouvoir les faire sourire », exprime celui qui distribue les jouets depuis 10 ans.

Quelque 200 bénévoles se passaient les boîtes qui s’en allaient dans les différents camions de livraison. « Il y a environ 80 pompiers, plus de la moitié des pompiers de Sherbrooke. Il y a aussi des entreprises privées et organismes publics, toutes bénévoles, qui contribuent à la livraison. Ce serait impossible sans eux », exprime le pompier, ajoutant qu’en cas d’urgence, les pompiers de garde sont prêts à travailler. 

« On est appelés quand il y a des situations de sinistres, quand la situation est hors de contrôle, quand il y a des possibilités de pertes matérielles et de pertes humaines, enchaîne M. Leblanc. Pour une fois qu’on peut intervenir au-devant de ça, de permettre aux enfants de profiter du temps des fêtes comme tout le monde. C’est important, pour une fois, que les pompiers ne soient pas appelés alors qu’il y a une catastrophe. C’est de dire : on est là pour vous et on le sera toujours. »