Des projets de Moisson Haut-Saint-François, des Cuisines collectives du Haut-Saint-François et de la Maison des jeunes de Coaticook ont collectivement reçu un financement de 63 000 $ du Fonds des infrastructures alimentaires locales dans le cadre de la première phase de candidatures de ce programme, qui se terminait en novembre dernier.
Des projets de Moisson Haut-Saint-François, des Cuisines collectives du Haut-Saint-François et de la Maison des jeunes de Coaticook ont collectivement reçu un financement de 63 000 $ du Fonds des infrastructures alimentaires locales dans le cadre de la première phase de candidatures de ce programme, qui se terminait en novembre dernier.

63 000 $ injectés dans la sécurité alimentaire en Estrie

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
Initiative de journalisme local - La Tribune
Trois organismes de l’Estrie ont reçu un coup de pouce pour les aider à améliorer la sécurité alimentaire dans la région. Des projets de Moisson Haut-Saint-François, des Cuisines collectives du Haut-Saint-François et de la Maison des jeunes de Coaticook ont collectivement reçu un financement de 63 000 $ du Fonds des infrastructures alimentaires locales dans le cadre de la première phase de candidatures de ce programme, qui se terminait en novembre dernier.

Ayant reçu un financement de 25 000 $, Moisson Haut-Saint-François a déjà pu se procurer un nouveau camion réfrigéré, ce qui permettra de récupérer des surplus alimentaires directement en épicerie. Grâce à cet investissement, l’organisme sera en mesure de servir environ 100 à 150 personnes de plus par mois, en plus des 825 personnes qu’il sert déjà, et ajouter trois municipalités additionnelles à son territoire. « Ça va nous permettre de réduire le gaspillage alimentaire sur le territoire, et de mettre en mouvement plusieurs bénéficiaires qui vont être inclus dans le projet, précise Katia Palardy, directrice de Moisson Haut-Saint-François. Avec la pandémie, le projet est un peu au ralenti, mais nous sommes prêts à aller de l’avant avec le projet dès que possible. »

Du côté des Cuisines collectives du Haut-Saint-François, un organisme offrant des ateliers de cuisine à la population, les 23 000 $ reçus permettront d’augmenter la participation de 25 % aux activités, et d’élargir de 40 % la région desservie, dit-on.

Guillaume Loiselle-Boudreau, directeur de l’organisme, indique que l’une des missions du projet est d’encourager les gens à cuisiner à la maison.

« On a fait une petite adaptation du projet, avec la COVID-19, avance-t-il. Au lieu de faire des groupes en personne, on va livrer des boîtes d’ingrédients aux gens devant leur porte, et ils vont prendre rendez-vous par vidéoconférence ou par téléphone pour cuisiner avec nos animatrices. »

La Maison des jeunes de Coaticook pourra rénover sa cuisine avec les 14 500 $ consentis, et augmenter de 50 à 100 % le nombre de jeunes profitant de ses services, selon ses calculs.

« Des études ont démontré que très peu de jeunes mangent des légumes et cuisinent. On veut leur faire découvrir le plaisir d’être dans une cuisine et de cuisiner », plaide Lyne Gendron, coordonnatrice de la Maison des jeunes de Coaticook.

Marie-Claude Bibeau

Dix fois plus par projet

La ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, a souligné les initiatives de ces trois organismes, lors d’une conférence de presse virtuelle, mercredi matin. Celle-ci en a également profité pour inviter les demandeurs admissibles à déposer leur candidature dès maintenant dans le cadre de la deuxième phase, qui autorisera cette fois une contribution allant jusqu’à 250 000 $ par projet, soit dix fois plus qu’à la première phase.

« L’objectif, ce n’est pas seulement ne faire l’achat d’équipement ou d’infrastructure, l’idée c’est d’encourager les organisations locales, les partenariats avec les gens qui font partie du système alimentaire dans une région, pour faire en sorte d’être le plus efficace possible, de rejoindre le plus de gens vulnérables possible et d’éviter le gaspillage. Le projet peut s’échelonner sur trois ans », a expliqué la ministre Bibeau, en précisant que les dépenses qui font l’objet d’une candidature ne doivent pas être récurrentes pour les demandeurs.

Pour la première phase du Fonds, 6,6 M$ ont été répartis entre 362 projets.