Un agent de liaison sera embauché par la Ville pour tenter de réduire les impacts des travaux annoncés non seulement sur la rue Wellington Sud, mais aussi dans le secteur des Grandes-Fourches.

56 500 $ pour réduire les impacts des travaux au centre-ville

La Ville de Sherbrooke embauche une nouvelle ressource et investit pour réduire les impacts des travaux qui dureront environ trois ans au centre-ville de Sherbrooke. D’ici la fin de l’année, ce sont 56 500 $ qui seront injectés à cette fin.

Le montant inclut l’embauche d’un agent de liaison, la mise en place d’une stratégie de communication, des aménagements transitoires, le lavage de vitres et une campagne d’achat local. Les conseillers Pierre Tremblay et Évelyne Beaudin ont inscrit leur dissidence.

D’autres projets de revitalisation ailleurs au Québec ont été pris en exemple pour lancer ce projet, dit le conseiller Rémi Demers, citant entre autres le vieux Saint-Eustache, la rue Laurier-Ouest à Montréal et le centre-ville de Magog. « Le meilleur s’en vient pour les commerçants du centre-ville, mais il faudra passer à travers cette période-là. On parle de tout près de 300 entreprises qui seront impactées au centre-ville, dont 75 qui verront des impacts très directs. L’agent de liaison sera la personne pivot, qui assistera aux rencontres de chantier et fera le relais avec Commerce Sherbrooke », dit-il.

« J’aurais été favorable si ç’avait été de l’argent ponctuel pour animer, afficher, faire des communications, mais il y a une création de poste. C’est une création temporaire, mais il arrive très souvent que les postes temporaires deviennent permanents. Toutes les demandes qu’on reçoit sont importantes, mais il faut les analyser dans une vision globale », a commenté Évelyne Beaudin pour expliquer sa dissidence.

« Je réalise l’ampleur du travail à réaliser au centre-ville et l’importance de bien communiquer. Toutefois, le contexte actuel n’est pas favorable pour l’embauche de nouvelles ressources. J’ai déjà demandé de mettre un moratoire sur l’embauche de tout nouveau personnel non inscrite au budget. La capacité de payer des Sherbrookois n’est pas illimitée. En date du 4 novembre 2019, je lève le drapeau rouge », a ajouté Pierre Tremblay.

Annie Godbout, qui siège au comité de revitalisation du centre-ville, s’est ralliée à la proposition malgré certains irritants. Elle a réfléchi avec son collègue Paul Gingues, président du comité de la culture, pour créer un projet de concertation de l’animation au centre-ville. « Pour nous c’est important d’avoir une ressource pivot entre les différentes animations. Peut-il y avoir des ponts entre les différents projets pour qu’ils soient encore plus intéressants pour la population, mais aussi pour les touristes, surtout que nous n’aurons plus de place Nikitotek? L’enjeu de la place Nikitotek, on aurait dû le régler au printemps pour être encore plus prêts pour l’année prochaine. Quand j’entends que nous n’avons rien pour l’an prochain, il est vrai que nous sommes tard, que ce sera une année de consolidation, mais il y aura un rythme qui sera perdu. »

Mme Godbout estime que la Ville doit se donner une vision pour savoir à quoi doit ressembler le centre-ville. « Beaucoup de projets différents peuvent éclore. On sera confrontés à des choix difficiles. Plus nous aurons une vision concertée, plus ce sera gagnant pour l’essor économique. »

Paul Gingues a suggéré que la ressource embauchée provienne de l’extérieur de l’univers du centre-ville. « Le mot-clé ici c’est liaison. L’agent de liaison est quelqu’un d’externe pour ramasser le pouls du centre-ville et s’assurer que tout le monde travaille ensemble. Il serait intéressant que cette personne soit de l’extérieur du centre-ville pour qu’elle ait un autre œil. »