La Fondation du CHUS a réussi à amasser pas moins de 5 479 919 $ au cours de son année grâce à la générosité des entreprises et des donateurs, une très grande fierté pour Valérie Sirois de ICI Radio-Canada, André Larocque de la Fondation du CHUS, Stéphane Laberge de ICI Radio-Canada, Dre Colette Bellavance du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, le chanteur Vincent Vallières, Patricia Gauthier du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, Dominique Dorion de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke, William Fraser du Centre de recherche du CHUS, ainsi qu’Émilie Richard de ICI Radio-Canada.

5,4 M$ pour améliorer les soins de santé

Encore une fois cette année, la population a répondu à l’appel lancé par la Fondation du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) dans la cadre de l’émission Au cœur de la vie, point culminant de sa campagne annuelle de financement qui se tenait vendredi soir. L’objectif de 5,4 M $ a été facilement atteint : ce sont 5 479 919 $ qui ont été amassés et qui seront ainsi redistribués dans différents projets dans les deux hôpitaux du CHUS au cours de l’année à venir.

« C’est notre 40e anniversaire cette année, et nous sommes vraiment très fiers d’avoir amassé plus de 75 M$ au cours de ces 40 années. Tout cet argent est réinvesti au CHUS pour des projets de recherche, des projets d’amélioration de la qualité des soins et des achats d’équipements. Quand nous investissons dans un projet, nous servons bien souvent de levier pour faire débloquer des projets », explique le directeur général de la Fondation du CHUS André Larocque.

La façon des gens de donner a changé au cours des dernières années, et la Fondation a dû s’adapter à cette façon de vouloir faire sa part pour améliorer la qualité des soins, souligne André Larocque. « Avant, les gens donnaient de l’argent dans un fonds général. Maintenant, les gens souhaitent souvent donner des fonds pour un service ou un projet en particulier, et c’est très bien comme ça! Nous sommes très respectueux de ces demandes », ajoute le directeur général.

Annie Cayouette et Christian Houde font partie de ces donateurs qui ont non seulement fait leur propre don, mais qui ont également commencé une campagne de sollicitation afin d’amasser des fonds pour que le département de néo-natalité de l’hôpital Fleurimont puisse acquérir un lit réfrigérant pour les nouveau-nés. Puisque le CHUS ne possède pas cet équipement en ce moment, c’est littéralement sur un lit de « ice pack », comme ceux que l’on met dans nos lunchs, que leur petit Samuel a passé les premiers jours de sa vie.

« Samuel a manqué d’air pendant neuf minutes à sa naissance. Les médecins ont dû le mettre en cooling, c’est-à-dire le placer en hypothermie à 33 degrés Celsius pendant 72 heures pour permettre à son cerveau de se régénérer. Il y a de 10 à 15 cas de ce genre chaque année au CHUS, et les médecins doivent vraiment placer les bébés sur un lit de glace », mentionne sa maman Annie.

À 19 mois aujourd’hui, le petit bonhomme a très bien récupéré. À le voir courir vendredi soir à la cafétéria du CHUS Fleurimont où se déroulait la partie en direct d’Au cœur de la vie, il n’y a aucun doute sur son état de santé! Le bambin sera tout de même suivi pendant les prochaines années par une équipe du CHUS afin de déceler tout problème qu’aurait pu causer sa naissance difficile.

Annie Cayouette, qui est elle-même technologue en imagerie médicale au CHUS, a beaucoup apprécié les soins que son petit Samuel a reçu après sa naissance et a pu voir toute la différence que pouvaient faire les dons de la Fondation dans le quotidien des patients. Et c’est ainsi qu’elle est devenue bénévole à la Fondation pendant son congé de maternité, et qu’elle amasse maintenant des fonds pour que l’hôpital puisse acquérir ce petit lit réfrigérant qui serait bien plus accueillant qu’un lit de « ice pack »!

Au cœur de la vie en quelques faits saillants

Catherine Lefebvre a tenté pendant plusieurs années d’avoir un enfant, mais à 37 ans, le miracle de la vie ne s’était toujours pas produit. Après des démarches avec son médecin, on lui a appris que l’obésité pouvait peser de tout son poids dans ses problèmes d’infertilité. Catherine a donc accepté de participer à un projet de recherche mené par l’endocrinologue Jean-Patrice Baillargeon. Depuis, elle a perdu du poids en changeant ses habitudes alimentaires et en bougeant un peu plus. Elle prévoit même réaliser un 10 km éventuellement. Après deux inséminations infructueuses, Catherine et son conjoint ont décidé de prendre une pause dans leur projet d’avoir un bébé parce qu’une longue démarche en fertilité est exigeante physiquement et surtout, émotionnellement. Et c’est ainsi que se terminait le reportage diffusé dans le cadre d’Au cœur de la vie. Mais voilà qu’en direct à la télévision vendredi soir, on a annoncé que Catherine Lefebvre attendait finalement son petit bébé tant désiré!
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Jacob, né à 29 semaines de gestation, est un grand prématuré. Celui que ses parents surnomment « Jacob, le petit soldat » a passé 15 mois de sa vie à l’hôpital pour différents problèmes de santé, dont un problème de trachée. Jacob est rentré à la maison en mai dernier, mais il demande toujours une grande surveillance de la part de ses parents. Ses parents sont toujours pleins d’espoir et travaillent, avec l’équipe de pédiatrie du CHUS pour lui donner la vie la plus autonome et la plus heureuse possible.
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La Fondation du CHUS a permis dans le passé de financer de très nombreux projets, comme l’agrandissement du CHUS Hôtel-Dieu (1 M$) et celui du Centre de recherche du CHUS (6 M$). Parmi les projets qui sont en cours de réalisation, il y a le renouvellement des salles d’angiographie et de radiologie interventionnelle (5 M$), celui des salles de cardiologie interventionnelle (5 M$) et celui du réaménagement majeur du Pavillon Émile-Noël, consacré à la santé mentale à l’Hôtel-Dieu (100 000 $).
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Trois artistes ont offert des prestations en direct à la télévision : Amélie Larocque, Andréanne A. Malette et Vincent Vallières. Ce dernier, Sherbrookois rappelons-le, est toujours le porte-parole du Fonds Brigitte-Perreault, un fonds distinct de la Fondation du CHUS et qui a pour but de contribuer à l’amélioration de la qualité des soins et des services du CHUS, particulièrement dans ses dimensions de sécurité et d’humanisation.
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La Fondation du CHUS contribue à renouveler des équipements médicaux à hauteur de 5 à 8 M$ annuellement. Au cours des prochains mois, plusieurs appareils doivent être acquis, notamment deux caméras gamma hybrides (1,6 M$), un accélérateur linéaire (2,5 M$) et un appareil d’orthovoltage (800 000 $).
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À 49 ans, Marleen Ward s’est levée un bon matin en tremblant. Après quelques semaines, tombe soudain le diagnostic : elle souffre de la maladie des tremblements essentiels. C’est un trouble du mouvement, le plus fréquent avec la maladie de Parkinson. Après 20 ans, les traitements classiques ne fonctionnaient plus. La dame perdait à toute vitesse son autonomie. Le neurochirurgien David Mathieu lui a installé un neurostimulateur. Pendant la chirurgie, la patiente était réveillée et devait dessiner ou porter une tasse à sa bouche à quelques reprises pour que le chirurgien puisse voir si les stimulateurs étaient correctement installés. L’opération a été un succès. Si la maladie n’est pas guérie, les tremblements ont cessé et la femme de 70 ans aujourd’hui a pu retrouver son autonomie et le plaisir de faire tous les petits gestes du quotidien, comme cuisiner!
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La chanteuse Florence K a raconté sa descente dans les enfers dans la maladie mentale, alors que l’artiste à qui tout semblait sourire a fait un épisode dépressif majeur avec des psychoses en 2011 et 2012. Elle a dû être internée pendant un mois en psychiatrie parce qu’elle n’était carrément plus fonctionnelle. Même si c’est à Montréal qu’elle a reçu ses soins, elle a voulu encourager le département de psychiatrie de l’Hôtel-Dieu et a offert une performance dans le cadre d’Au cœur de la vie parce qu’elle veut continuer de parler encore et encore de sa maladie mentale pour contribuer à démystifier cette problématique encore trop peu connue.