Le Dr André Carpentier pilotera un projet qui, par le biais d'un scanneur TEP-TDM dernier cri, permettra de prédire comment risque d'évoluer le diabète de type 2 entre autres exemples.

5 M$ pour mieux prévoir les conséquences du diabète

Les patients atteints de diabète de type 2 pourront un jour savoir s'ils sont à risque de développer de l'insuffisance cardiaque ou d'autres complications liées à leur maladie chronique. Cette percée scientifique sera rendue possible grâce au travail du Dr André Carpentier, endocrinologue et chercheur au Centre de recherche du CHUS.
Le projet de 5 M$ contribue encore une fois à faire du CHUS un centre d'expertise mondial en imagerie médicale.
Le projet dévoilé lundi comprend l'acquisition d'un scanneur TEP-TDM (tomographie par émission de positrons couplée à un tomodensitomètre par rayons X) et de ses équipements complémentaires.
À cela s'ajoute un agrandissement du CRC comprenant des salles d'examen, de contrôle et d'équipements pour le scanneur et le réaménagement de la salle d'attente des sujets de recherche, conformément aux normes actuelles de radioprotection.
Ce projet de recherche mènera à l'embauche de nouveaux étudiants et à la création de plusieurs emplois directs et indirects.
« Le projet annoncé aujourd'hui assurera le positionnement du Québec en tant que chef de file dans le domaine du développement des technologies d'imagerie moléculaire. En effet, l'acquisition du scanneur TEP-TDM permettra notamment de réaliser des projets de recherche de haut calibre et d'en maximiser les retombées scientifiques afin d'améliorer les soins aux patients et d'accroître la capacité à innover en imagerie TEP chez l'humain », a expliqué le ministre de la Santé et des Services sociaux Gaétan Barrette, lui-même radiologiste et donc particulièrement heureux d'annoncer un investissement en imagerie médicale.
Ce TEP divisera par cinq le temps requis pour les examens, de trois à cinq les doses de radiation reçues par les patients et multipliera par deux le temps utile d'analyse pour la grande recherche, en plus d'augmenter le nombre de patients qui pourront subir des examens.
Par le passé, les nombreux projets de recherche menés en imagerie au CRC du CHUS ont contribué à la mise en place de plusieurs outils de diagnostics devenus standards aujourd'hui dans les hôpitaux du monde.
Or pour continuer de performer avec l'équipe de recherche en place qui possède une très grande expertise, il fallait de nouveaux outils modernes.
« Je peux faire un parallèle avec la Formule Un : on a réussi à gagner des courses de niveau international avec un bolide de 2007 parce qu'on a la meilleure équipe, la meilleure essence (les isotopes qui sont fabriqués directement au CRC du CHUS), mais là, on va avoir le bolide dernier cri pour continuer de gagner plus de courses encore », image le Dr Carpentier.
Le projet de 5 M$ est financé à la hauteur de 4 M$ par le gouvernement du Québec et il reçoit 1 M$ de la Fondation du CHUS.
En avril dernier, un autre projet de recherche en imagerie avait été dévoilé au CRC du CHUS : des patients chez qui l'on soupçonne une tumeur neuroendocrine viennent maintenant de partout au Canada pour passer un examen fait par radionucléide Octréotate (Dota-tate) au CRC du CHUS. L'examen coûte moins cher que l'examen standard et il est beaucoup plus efficace.