Même s’il se montre compréhensif, Ronald Asselin estime que 48 heures sans eau à Noël, c’est un peu problématique

48 heures sans eau à Noël

Des citoyens de la rue Lévesque ont été privés d’eau pendant 48 heures, en pleines festivités de Noël, à cause de deux bris successifs sur la même conduite d’aqueduc.

« On est compréhensifs, mais c’est tout de même désagréable, déplore Ronald Asselin. La vaisselle sale s’accumule, on ne peut pas se laver et c’est compliqué pour faire partir les toilettes. »

Le citoyen est d’autant plus déçu qu’il s’agit d’un troisième bris majeur sur cette rue depuis deux ou trois ans, dont l’année dernière dans la même portion de la rue Lévesque, non loin du boulevard Saint-François Nord.

« On songe à s’installer une bécosse en arrière de la maison », lance-t-il, mi-sérieux, mi-rieur.

Tout a commencé le jour de Noël en fin d’avant-midi. La fuite a été signalée et les travaux publics ont rapidement coupé l’eau et déployé une équipe sur les lieux.

Selon les observations de M. Asselin, l’eau a été rétablie durant deux ou trois heures en soirée, mais la réparation n’a pas tenu.

Le lendemain de Noël, même scénario, les citoyens auraient eu de l’eau pour quelques heures en soirée. Cette fois, précise-t-on au service des communications de la Ville, c’est une deuxième fuite qui aurait occasionné la panne sèche à partir de 23 h.

Mercredi matin, les employés des travaux publics se sont mis au travail vers 7 h et le service a finalement été rétabli en milieu d’après-midi, soit plus de 48 heures après le premier signalement.

« Ce n’est pas catastrophique quand on se compare avec ce qui se passe ailleurs sur la planète, mais puisque ça brise aussi souvent, il faudrait peut-être remplacer les conduites », laisse entendre M. Asselin, qui s’est approvisionné en eau pendant cette période chez sa mère hébergée en CHSLD.

Joint par La Tribune, le conseiller du district du Pin-Solitaire, Pierre Avard, précise qu’il savait qu’il y a eu une fuite d’eau le jour de Noël sur la rue Lévesque, mais ignorait que les citoyens étaient privés d’eau.

« Dans la même journée du 25, il y a eu trois bris dans la ville, rapporte-t-il, mais comme la fuite était sécurisée et que ça ne représentait pas de danger pour les citoyens ou leur maison, je ne me suis pas inquiété. Surtout que c’est plus difficile d’avoir des effectifs à Noël et qu’il y avait aussi de la neige à gérer. »

Avec le recul, il convient toutefois que d’être privés d’eau pendant 48 heures peut-être problématique.

« Je n’ai jamais pensé que les citoyens n’avaient pas d’eau, dit-il. Ce n’est pas acceptable n’importe quel jour de l’année et encore plus le 25, le 26 et le 27 décembre. J’aurais aimé le savoir avant. J’aurais essayé que ça se passe autrement. »

Du côté de la Ville de Sherbrooke, on n’avait pas de réponses à fournir mercredi sur les causes de ces bris répétés ou sur la priorité à accorder à la réfection des conduites de la rue Lévesque.

Il y aurait environ 120 fuites par année sur le réseau d’aqueduc de la Ville de Sherbrooke, précise-t-on toutefois.

Les employés de la Ville de Sherbrooke ont dû se rendre à trois reprises sur la rue Lévesque, les 25, 26 et 27 décembre, pour réparer une fuite d’eau majeure.