Gabriel Nadeau-Dubois

400 personnes attendues à la consultation Faut qu'on se parle

Les thèmes proposés par le collectif Faut qu'on se parle, mis sur pied par l'ancien chef d'Option nationale Jean-Martin Aussant et le militant Gabriel Nadeau-Dubois, attirent les foules.
Environ 400 personnes ont déjà confirmé leur présence à la consultation publique qui se tiendra mardi soir au Théâtre Granada de Sherbrooke.
M. Nadeau-Dubois, le médecin Alain Vadeboncoeur, la comédienne, auteure et metteure en scène Véronique Côté ainsi que l'ancienne présidente de Solidarité rurale Claire Bolduc seront sur place.
M. Aussant ne fait pas partie des membres du collectif attendus au Granada mardi soir.
Non partisan
C'est à Sherbrooke que le groupe de personnalités tient sa troisième consultation publique baptisée «Faut qu'on se parle» afin de briser ce qu'elles qualifient de blocage politique et préparer un projet de société autour duquel les Québécois pourraient se rallier. Deux autres rencontres ont eu lieu à Québec et Saguenay.
Le groupe se dit non partisan, mais pourrait difficilement être qualifié d'apolitique puisqu'on y retrouve également, outre M. Nadeau-Dubois, le fondateur du parti indépendantiste Option nationale, Jean-Martin Aussant, selon qui les partis politiques n'offrent pas la crédibilité requise pour mener ce genre de consultation.
Le groupe fait valoir que les citoyens du Québec ont largement démontré ce à quoi ils s'opposent par le biais de mobilisations populaires dans des dossiers tels que l'oléoduc Énergie Est, les frais de scolarité ou les politiques d'austérité, mais Gabriel Nadeau-Dubois n'a pas hésité à reprendre à son compte un reproche qui se fait entendre de plus en plus souvent, tant à propos des forces de gauche que de celles de droite
C'est dans l'espoir d'élaborer un projet de société qu'ils lancent « Faut qu'on se parle », une initiative qui se déploiera à la fois sur le terrain et sur le web autour de dix thèmes, soit la démocratie, la santé, l'éducation, l'économie, la diversité, les Premières Nations, les régions, l'environnement et la culture.
Le dixième thème, intitulé « Indépendance : comment se remettre en marche? », reproche au mouvement souverainiste de faire « du surplace à cause de stratégies perdantes ».
Le groupe organise une tournée dans dix capitales régionales de la mi-octobre à la mi-décembre, mais il propose également un retour à une formule oubliée, d'expliquer une autre membre du groupe, la militante crie Maïtée Labrecque-Saganash.
On demande donc à tous les Québécois d'inviter le groupe chez eux, dans leur maison, pour exprimer leurs idées sur ce à quoi devrait ressembler le Québec qu'ils souhaitent.
Ils entendent présenter les conclusions de leur consultation au début de l'hiver et offrir les idées recueillies sur la place publique. Ils n'écartent toutefois pas la possibilité de créer un nouveau mouvement politique s'ils constatent que c'est ce que réclame la population.
D'autres personnalités participant à la démarche, soit Aurélie Lanctôt, essayiste et militante féministe, Karel Mayrand, auteur et écologiste, et Will Prosper, documentariste, journaliste et militant des droits civiques et humains.
- Avec La Presse Canadienne