40 arbres abattus ou élagués sans son consentement

SHERBROOKE — Un citoyen du secteur Deauville déplore que la Ville de Sherbrooke ait procédé à l’abattage ou à l’élagage d’une quarantaine d’arbres sur sa propriété sans qu’il en ait préalablement été averti. Au conseil municipal lundi, Marc-Antoine Veilleux a demandé ce que la Ville pouvait faire pour le dédommager. Le conseiller municipal du district, Pierre Tremblay, n’a pas mâché ses mots pour déplorer l’attitude de la Ville dans ce dossier.

« En avril dernier, j’ai pris possession de ma première maison dans le coin de Rock Forest. Le 27 août dernier, les travailleurs de la Ville de Sherbrooke ont coupé des arbres sur mon terrain lors de travaux d’écoulement des eaux. Lors de ces travaux, selon mes estimations, environ 40 arbres matures et en santé auraient été détruits ou élagués sans compter les autres dommages. Ces arbres formaient une clôture et un écran naturel opaques entre ma maison et la rue. Pendant et après ces travaux, plusieurs travailleurs sont venus sur ma propriété. Certains ont même fait le tour complet de mon terrain sans m’en avertir », résume M. Veilleux, résidant de la rue Émery-Fontaine.

« Ce que je déplore et que j’aimerais voir changer sont trois choses. Premièrement, aucun représentant de la Ville de Sherbrooke n’est venu m’avertir de ces travaux pour m’expliquer leur plan. Personne, même après avoir demandé directement aux personnes responsables pendant les travaux, n’était capable de m’expliquer la suite des choses. Toutes ces informations auraient pu m’être transmises avant le premier coup de pelle. Ça fait bientôt cinq mois que je cherche une solution amicale à cette situation. La Ville de Sherbrooke n’a pas bougé de sa proposition initiale et a refusé tout entretien pour qu’on puisse se comprendre et trouver une solution. La Ville reconnaît qu’elle aurait dû me notifier des travaux, mais n’agit aucunement comme quelqu’un qui veut réparer les pots cassés. »

Marc-Antoine Veilleux

Pierre Tremblay rapporte avoir visité le terrain de M. Veilleux. « J’étais et je suis toujours très sensible à ce qui s’est passé. Il a été violé sur son droit de propriété. Il y a eu une erreur monumentale dès le départ. Ce qui s’est passé est tout à fait inacceptable. M. Veilleux est en droit d’obtenir un certain dédommagement. On a commis une faute. Avez-vous l’intention, M. le Maire, de donner l’ordre que ce citoyen soit dédommagé? »

Marc-Antoine Veilleux rapporte qu’il a six mois après les événements pour intenter des recours judiciaires. « Ça fait cinq mois que je fais des demandes pour qu’on se rencontre. Il n’y a aucun avancement, aucune écoute. »

La présidente du conseil, Nicole Bergeron, a assuré que les services juridiques de la Ville veilleraient à effectuer un suivi. « La procédure, c’est de transmettre la réclamation aux services juridiques et eux, de leur côté, ont à répondre aux citoyens. Ce n’est pas au maire de répondre. S’il n’y a pas de réponses, on peut se parler. Ce qu’il va falloir aller chercher comme information, c’est les travaux ont été réalisés dans quel cadre, en se basant sur quel règlement. Dans la forme, ça vous a été mentionné que, avant de débarquer chez quelqu’un, normalement on va l’informer. »

Il n’a pas été possible d’obtenir d’autres précisions concernant ce dossier de la part de la Ville de Sherbrooke mardi.