Nicole Bergeron, présidente du comité consultatif agricole de la Ville de Sherbrooke, Serge Roy, directeur régional par intérim au MAPAQ, François Bourassa, président de l’UPA-Estrie, Lyne Dansereau, urbaniste-coordonnatrice à la Ville, et le maire Steve Lussier ont dévoilé le logo qui accompagnera le Plan de développement de la zone agricole de Sherbrooke.

26 actions pour développer la zone agricole

Pour les cinq prochaines années, la Ville de Sherbrooke s’activera à mettre en place 26 actions pour atteindre la vision énoncée dans le Plan de développement de la zone agricole (PDZA) adopté lundi. Parmi ces actions : faire la promotion de l’achat local, améliorer l’accessibilité aux terres agricoles pour la relève et assurer un soutien psychologique aux agriculteurs.

Le plan s’appuie sur les conditions en place pour favoriser la relève et l’entrepreneuriat en milieu agricole et offre une vision de ce que devrait être la zone agricole dans 15 ans.

« Nous lançons de solides fondations pour augmenter les activités de notre territoire agricole. Nous venons de franchir une étape importante », a résumé le maire Steve Lussier.

« Parmi les 26 actions identifiées, la Ville et ses partenaires s’engagent à soutenir la relève en facilitant l’accès à une formation spécialisée en région et en augmentant l’accessibilité du territoire agricole. Nous élaborerons une politique d’achat local pour encourager les restaurants et les grandes entreprises à s’approvisionner ici », résume la conseillère Nicole Bergeron, présidente du comité consultatif agricole.

« L’activité agricole doit être considérée au même titre que toute autre activité économique. Dans 15 ans, la zone agricole sera connue, reconnue et soutenue. Nous voulons valoriser et rendre accessibles les terres agricoles pour la relève et les consommateurs. »

Une ressource serait embauchée pour s’occuper de la mise en œuvre du PDZA et qui travaillerait à la concertation entre les divers intervenants du milieu.

Pour la détresse psychologique, un travailleur de rang, l’équivalent d’un travailleur de rue en milieu agricole, ira à la rencontre des agriculteurs, puisque leur mode de vie les rend vulnérables à une détresse psychologique. « Il faut beaucoup de travail, de sacrifices, et parfois d’isolement. Ces gens ont parfois une pression financière importante. Il est démontré qu’ils doivent être soutenus et qu’ils ont besoin de savoir à qui se confier », dit Mme Bergeron.

Le président de l’UPA de l’Estrie, François Bourassa, affirme que le PDZA de Sherbrooke est d’une grande importance puisque la moitié de la population de l’Estrie réside à Sherbrooke. « Le secteur agricole y est méconnu. C’est une belle vitrine pour que les gens connaissent mieux leur ville et un des secteurs économiques de la ville de Sherbrooke, c’est l’agriculture. »

« On sait déjà que la campagne est proche de la ville, mais la ville se rapproche de la campagne. Elle a produit un PDZA de très grande qualité », a commenté Serge Roy, directeur régional par intérim au MAPAQ.

Parmi les autres actions identifiées se trouvent l’accès à des banques de terre, un plan de développement de l’agrotourisme et la coordination d’un projet-pilote régional visant à contrer les animaux importuns.

Le PDZA peut être consulté au sherbrooke.ca/pdza