La première pelletée de terre pour un nouvel immeuble de 23 logements adaptés devrait avoir lieu en novembre 2019 pour des prises de possession à partir de juillet 2020. Sur la photo, Sandie Blanchette, secrétaire et trésorière, Michel Jubinville, architecte du projet, Raymond Cyr. directeur général de Handi-Capable, Serge Vaillancourt, chargé de projet pour la Fédération des coopératives d’habitation de l’Estrie et Sylvie Leblanc, présidente de Handi-Cité.

23 nouveaux logements adaptés

Un nouvel immeuble de 23 logements adaptés pour personnes handicapées autonomes verra le jour sur la rue Thomas-Evans dans l’est de Sherbrooke. Le projet de plus de 4 millions de $ est parrainé par l’organisme Handi-Capable.

Raymond Cyr, directeur général de Handi-Capable, estime que le besoin est criant à Sherbrooke de fournir des logements adaptés et abordables. Le loyer des logements ne sera que de 25 % du revenu des locataires.

« On parle en général de personnes très pauvres et mal logées, explique M. Cyr. Ils vont pouvoir conserver 75 % de leur revenue pour avoir une vie décente. On voit des personnes handicapées qui payent à la limite de ce qu’elles reçoivent. Ce n’est pas une belle vie. Ça nous stimule pour trouver quelque chose pour les aider. »

« Les besoins sont là, mais je dirais qu’ils sont presque cachés, souligne pour sa part Serge Vaillancourt, chargé de projet pour la Fédération des coopératives d’habitation de l’Estrie. On voit des gens handicapés et on se demande ou ils restent. On souhaiterait qu’ils soient bien logés, mais ce n’est pas le cas la majorité du temps. Les gens n’ont pas des logements qui sont adaptés pour leur besoin. »

La première pelletée de terre devrait avoir lieu en novembre 2019 pour des prises de possession à partir de juillet 2020. Les bailleurs de fonds exigent au moins trois fois plus d’inscriptions qu’il y a de logements, donc un minimum de 69 personnes doivent démontrer leur intérêt. Raymond Cyr assure toutefois avoir déjà reçu plus d’une cinquantaine d’inscriptions.

« On nous demande le triple pour démontrer le sérieux de notre affaire, mais surtout pour qu’au final on ait le nombre suffisant de locataires. Nous allons faire une sélection sérieuse. Les locataires devront être en situation de handicap et être autonomes. »

« Ce sont des logements adaptables pour chaque situation, poursuit-il. Certaines personnes ont besoin de plus d’adaptation. C’est évalué et on leur donne l’adaptation nécessaire pour qu’il soit pleinement autonome. »

Il n’y aura pas de services médicaux ni de cafétéria sur place, mais un comité de loisir proposera des activités dans la salle communautaire.

« On offre un milieu de vie, résume Raymond Cyr. On a une personne qui possède sa maison, sa voiture et elle reçoit plusieurs rentes, mais elle veut venir avec nous parce qu’on se comprend, on s’aide et on s’entraide. »