Les policiers avaient frappé au 145 rue Letendre à Saint-Georges-de-Windsor dans le cadre de l'opération « bouboule ».

2016 : des frappes antidrogue majeures

Les policiers de Sherbrooke, de Magog, de la Sûreté du Québec ou réunis sous l'escouade régionale mixte ont continué à frapper les réseaux de revendeurs de stupéfiants en 2016.
Les accusés ont commencé à plaider coupables en marge de l'opération « bouboule ». Cette opération antidrogue s'est déroulée le 23 novembre dernier à Sherbrooke et Saint-Georges-de-Windsor. Dans le cadre de l'opération « bouboule », sept individus ont été accusés, 28 875 $ ont été saisis sur les lieux des six perquisitions de même qu'une quarantaine de comprimés de méthamphétamine, 2743 grammes de cannabis, une dizaine de grammes de cocaïne ainsi que du haschich.
Les policiers ont frappé en juin dans le cadre du projet « Muraille ».
Trente-trois individus ont été mis en accusations à la suite de cette frappe policière visant à démanteler un réseau de trafiquants de stupéfiants allégué de la région de Granby. Comme plusieurs autres accusés, les deux têtes dirigeantes alléguées du réseau, soit Richard Skinner de Cowansville et André Madore de Roxton Falls, réclament une enquête préliminaire. Dans ce dossier, la grande majorité des individus sont accusés de complot pour trafic de cocaïne, méthamphétamine, MDMA, cannabis et haschich à Granby, Repentigny, Brossard et ailleurs au Québec et en Ontario. Neuf accusés arrêtés dans le cadre de cette opération s'étaient vus refuser leur remise en liberté à la suite de leur enquête qui s'est déroulée pendant 15 jours d'audience au cours de l'été. Des individus en lien avec les bandes de motards criminalisées ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire qui procède principalement à Sherbrooke.
Un autre dossier d'envergure, qui a commencé en 2013, commence à tirer à sa fin.
Après de longues procédures, les trois derniers accusés en marge du projet « kayak », Éric Letarte, Dany Ward et Rock Proulx, ont été reconnus coupables en novembre des accusations portées contre eux relativement à la vente de drogue en lien avec les Hells Angels. Une requête en arrêt des procédures doit être plaidée avant que les observations sur la peine soient faites. Ce procès a été interrompu à quatre reprises par des requêtes pour que la juge Julie Beauchesne n'entende pas le procès jusqu'à la fin. L'opération « kayak » s'est déroulée le 12 juin 2013 à plusieurs lieux de perquisition en Estrie, dont Sherbrooke, Saint-Denis-de-Brompton, Windsor, Dudswell, Stukely-Sud, Sainte-Christine et dans le Canton de Cleveland.
Une opération policière concernant ce réseau de production de stéroïdes allégué a eu lieu le 13 avril dernier à Sherbrooke, Bedford et Saint-Jean-sur-Richelieu. Les suspects écoulaient vraisemblablement leur production dans des centres d'entraînement, allant de Sherbrooke jusqu'à Saint-Jean-sur-Richelieu. Lors des perquisitions, le SPS a saisi deux presses pour fabriquer les comprimés, plusieurs poinçons pour les presses avec les logos, plusieurs milliers de comprimés de stéroïdes correspondant à ces poinçons ainsi que des stéroïdes sous forme liquide.
C'est un Stéphane Boutin résigné qui a reconnu l'importation de l'impressionnante quantité de 77 kilos de cocaïne en juin. L'individu, qui est détenu depuis son arrestation dans cette affaire au poste frontalier d'East Hereford en avril 2015, restera en prison jusqu'à l'imposition de sa peine. C'est sa nervosité à la frontière qui a poussé le douanier à fouiller son véhicule. Les 52 paquets de cocaïne emballés solidement étaient contenus dans trois grands sacs au travers d'autres objets dont de la barbe à papa à saveur d'érable.