Des toiles de piscine et un bloc moteur complet ont été déposés dans le bac vert des Estriens au courant du mois de juin, ce qui a fait grimper le taux de rejet à 20 % au centre de tri de Récup Estrie.

20% du bac vert rejeté

Le taux de rejet des matières résiduelles acheminées chez Récup Estrie a atteint 20 % en juin, un record, puisqu’il était de 13 % en moyenne en 2018. « Nous avons reçu, entre autres, des toiles de piscine! C’est lourd ça! Nous avons aussi trouvé un bloc moteur complet et des bouteilles d’huiles usées », déplore Taraneh Sépahsalari, directrice générale de Récup Estrie.

C’est une lutte sans fin pour l’organisation chargée de trier le plus efficacement possible le contenu du bac vert des Sherbrookois et des Estriens : les matières déposées dans le bac de recyclage doivent être de bonne qualité. Dans le doute, ça doit aller dans le bac de déchets directement.

« Notre taux de rejet va aussi augmenter en 2019 parce que nous essayons de faire une meilleure qualité de papier », explique Mme Sépahsalari.

La directrice soutient qu’il y a encore au moins deux messages qui ne passent pas dans la population : les sacs de plastique doivent être ensachés et il faut éviter de mettre au recyclage tous les objets faisant moins de 5 cm. Des exemples : des attaches à pain, des morceaux de papier coupé, des bouchons de bouteilles...

Pour les sacs de plastique, la raison est simple : ils s’enroulent dans les convoyeurs et causent des bris d’équipement.

Quant aux petits morceaux, c’est qu’ils deviennent des contaminants pour le verre. Les morceaux de verre brisés sont en effet triés dès la première étape du tri des matières récupérées dans le bac vert des Estriens.

Encore une autre mauvaise habitude remarquée en période estivale, alors que les gens déménagent, font du ménage et se retrouvent avec des bacs qui débordent : remplir des sacs en plastique avec d’autres matières recyclables afin d’éviter que tout tombe lorsque le couvercle du bac vert est ouvert en bordure de rue.

« Imaginez tout le travail que c’est pour nous : tous les sacs doivent être ouverts à la main par nos employés », explique-t-elle.

Les citoyens doivent aussi se poser quelques questions avant de mettre un objet dans leur bac vert. « Est-ce que l’objet est en papier, en carton, en verre ou en métal? Est-ce que l’objet en question est un contenant, un emballage ou un imprimé? »

« Si vous avez répondu non à l’une ou l’autre de ces questions, l’article ne doit pas aller dans le bac de récupération » , insiste Taraneh Sépahsalari.