La décontamination du secteur des Grandes-Fourches, en prévision de la construction d’un nouveau pont, devrait durer huit semaines.
La décontamination du secteur des Grandes-Fourches, en prévision de la construction d’un nouveau pont, devrait durer huit semaines.

1,5 M$ pour décontaminer le secteur des Grandes-Fourches

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Il en coûtera environ 1,5 M$ pour décontaminer le secteur des Grandes-Fourches en préparation de la construction d’un nouveau pont. La Ville de Sherbrooke a octroyé le contrat au Groupe Michel Leclerc inc. la semaine dernière. La décontamination sera menée grâce au programme Climat-Sol, mais les dépassements de coûts devront être assumés par la Ville le cas échéant.

Cinq fournisseurs s’étaient procuré le document d’appel d’offres pour la décontamination, mais un seule a postulé pour obtenir le contrat à 1 485 641,95 $. Les autres n’ont pas soumissionné par manque de ressources, selon les documents de la Ville. Les travaux doivent durer huit semaines et prendre fin avant le 15 novembre. 

Les prix unitaires obtenus sont comparables à ceux pour les travaux octroyés au printemps 2020 sur la rue Galt Ouest. 

Le conseiller Paul Gingues a voulu s’assurer que les coûts de la décontamination ne relevaient pas de la Ville. « On m’a dit que le ministère assumait les frais avec un plafond de dépenses. »

Marie-France Delage, directrice générale adjointe à la Ville de Sherbrooke, confirme que la décontamination sera assumée à travers le programme Climat-Sol. « Si la facture est plus importante que 1,5 M$, ce sera à la charge de la Ville. Des activités de décontamination, c’est comme effectuer une chirurgie. On est potentiellement dans cette enveloppe sans problème. Au terme de l’exercice, on pourra connaître l’entièreté de la décontamination prévue pour le site en cause. »

M. Gingues en a profité pour demander une mise à jour des coûts liés aux grands projets à la Ville de Sherbrooke. « M. le maire avait dit qu’il serait en mesure de nous tenir au courant régulièrement, puisque la direction générale se réunit à ce sujet chaque lundi. J’ai cru comprendre que les mises à jour seraient faites de façon régulière à partir de la semaine prochaine? »

« C’est juste », répond Mme Delage. « Un suivi budgétaire des projets sera effectué. Puisque le projet n’est plus un pont signature, on a une enveloppe en disponibilité de 4,5 M$ qui n’a pas été réaffectée dans le projet et qui fait toujours partie du cadre financier pour le secteur des Grandes-Fourches. »

Marc Denault veut lui aussi une mise à jour sur les grands projets.

« M. Gingues a très bien résumé mes propos que j’ai amenés en comité plénier. Drôle de coïncidence, un peu après, il y avait le dépôt du rapport de la vérificatrice générale qui nous dit qu’on doit être très vigilants sur les projets majeurs. On a discuté de certains projets qui sont toujours confidentiels et qui demandent des investissements majeurs. J’ai manifesté mon inconfort quand on ne sait pas vers où on se dirige. On est en dernière année de mandat. On travaille sur le legs pour ceux qui nous suivront. On a parfois reproché qu’on héritait d’un fardeau fiscal pour des engagements pris par des administrations précédentes. Notre rôle est de nous assurer d’avoir des réalisations, mais quand on fait le total des projets annoncés, une mise à jour est tout à fait à point. »