La chargée des communications, le directeur et l’administrateur d’Action Saint-François, Brigitte Blais, Robert Léo Gendron et François Lauzon, sont satisfaits de leur journée de nettoyage des berges de la rivière Saint-François.

130 personnes passent de la parole aux actes pour le Jour de la Terre [VIDÉO]

Quelque 130 personnes se sont mobilisées, lundi, afin de procéder à un nettoyage des berges de la rivière Saint-François. Même si l’eau était beaucoup plus haute qu’à l’habitude, les bénévoles ont réussi à terminer leur journée avec le sentiment du devoir accompli.

Le directeur de l’organisme environnemental Action Saint-François, Robert Léo Gendron, constate que les bouteilles de plastique étaient nombreuses dans la récolte de cette année. « Notre camion et notre remorque sont pas mal pleins. Il y avait beaucoup de bouteilles de plastique et de mégots de cigarette. Il y avait aussi du métal. C’était très varié », explique-t-il, ajoutant que la participation citoyenne peut varier entre 60 et 150 personnes.

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Les inondations n’ont pas trop compliqué les choses. « Une chance que ce n’était pas dimanche, puisque l’accès était barré. Il y a beaucoup de déchets qu’on n’a pas pu ramasser, car c’est recouvert d’eau actuellement. Il en reste encore à nettoyer, on va revenir, c’est certain », assure-t-il. 

Il est difficile de comparer la quantité de déchets amassés par rapport à l’an dernier. « On a amassé moins de métal, donc c’est moins pesant. Le poids, c’est intéressant, mais ce n’est pas tout. Les mégots de cigarettes ne sont pas pesants, mais ça demande beaucoup d’efforts. Quand on ramasse une auto, on nous dit wow, mais ça reste une auto », explique celui qui organise cet événement depuis au moins sept ans. 

Selon lui, est-ce que la population est sensibilisée à la cause environnementale? « La sensibilisation, c’est relatif. Ça va et ça vient. Les gens disent “ il faut faire quelque chose ”. De l’autre côté, on continue à faire des emballages, des petits contenants et les gens continuent à les acheter. Je n’ai pas de reproches à faire, je fais juste le constater. Les entreprises ne font pas beaucoup d’efforts pour les vracs. Il y en a qui le font, mais elles ne sont pas beaucoup. Il y a beaucoup de suremballage », résume M. Gendron. 

Les Sherbrookois ne manquent pas d’idées

Plusieurs dizaines de citoyens ont répondu à l’invitation de la députée provinciale de Sherbrooke Christine Labrie de venir parler d’environnement, lundi, désigné Jour de la Terre un peu partout sur la planète.

Plusieurs dizaines de personnes se sont déplacées au Tremplin, lundi, afin de discuter d’environnements avec des élus.

Avec elle au Tremplin de la rue Wellington Sud, le député fédéral Pierre-Luc Dusseault et la conseillère municipale présidente du comité de l’environnement de la Ville de Sherbrooke Karine Godbout étaient tout ouïe pour entendre les citoyens partager leurs idées en cette matière.

Et les idées ont été nombreuses dans la salle presque comble. Que ce soit pour parler de transport actif, d’inondations, de la valeur des arbres ou de pesticides, les citoyens ont profité de l’occasion pour s’entretenir avec les élus des trois paliers de gouvernement.

« J’invite les citoyens à venir s’exprimer sur le thème de l’environnement, à venir exprimer ce qui les préoccupe, différents moyens d’action qu’on peut entreprendre, exprime Mme Labrie. Je veux faire un événement axé sur l’action pour combattre l’écoanxiété des gens. Comme députée, je représente les gens. J’avais le goût de créer un événement dans cette programmation pour pouvoir écouter ce que les citoyens avaient à dire. Ce n’est pas une conférence. »

Comment faire pour que les gens s’impliquent durant les 364 autres jours de l’année ? « On va récolter le nom des gens qui ont le goût de s’impliquer à plus long terme. Je sens que les gens sont prêts. Je me fais contacter plusieurs fois par semaine par des gens qui ont le goût de faire quelque chose pour sensibiliser les autres élus. Les gens cherchent des façons de se mettre en action », assure la députée de Québec solidaire.

Pierre-Luc Dusseault, lui, tenait à encourager les gens qui se mobilisent pour la planète. « Je souhaite en tant qu’élu voir des changements significatifs, autant du côté fédéral, provincial que municipal, pour que nos enfants puissent avoir un avenir. Ultimement, ce qu’on veut, c’est d’influencer les gouvernements. En tant qu’élu, je suis là pour ça. C’est grâce à l’influence qu’ont les citoyens que les gouvernements vont être obligés de bouger », pense-t-il. 

Dans sa vie de tous les jours, M. Dusseault tente de réduire son empreinte carbone. « Comme je dois aller à Ottawa toutes les semaines, on achète des crédits carbone pour compenser les émissions que je fais durant une année. Quotidiennement, je tente d’avoir la moins grande empreinte possible », décrit l’élu néo-démocrate.