Le projet de construction d’une nouvelle école pour Mitchell-Montcalm chemine toujours, a précisé le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge. Le pavillon Montcalm (notre photo) pourrait éventuellement servir à accueillir des élèves de Sacré-Cœur.
Le projet de construction d’une nouvelle école pour Mitchell-Montcalm chemine toujours, a précisé le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge. Le pavillon Montcalm (notre photo) pourrait éventuellement servir à accueillir des élèves de Sacré-Cœur.

110 M $ pour les écoles estriennes : Mitchell-Montcalm devra attendre

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
La construction d’une nouvelle école Mitchell-Montcalm devra attendre. Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a plutôt fait l’annonce d’une somme de 27 M $ pour l’agrandissement du Triolet… qui ne pourra avoir lieu tant que l’agrandissement du Centre 24-Juin n’aura pas obtenu un feu vert. Le ministre a toutefois fait des heureux, alors que les agrandissements de l’école Louis-Saint-Laurent à Compton et Marie-Reine à Sherbrooke ont été confirmés.

Au total, la région de l’Estrie pourra compter sur des investissements de 44,3 M $ pour réaliser quatre projets d’agrandissement et de réaménagement d’écoles. Une somme de 65,2 M $ est allouée pour des projets de rénovation.

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Le ministre était de passage à l’école Louis-Saint-Laurent aux côtés du ministre des Transports, François Bonnardel, également responsable de la région de l’Estrie, et de la députée de Saint-François Geneviève Hébert, pour une annonce de 110 M $ dans les écoles estriennes, qui permettront des agrandissements et des rénovations.

Ces investissements permettront l’ajout de 12 classes préscolaires et primaires ainsi que de 406 places-élèves au secondaire dans la région de l’Estrie.

Le ministre Roberge a annoncé une enveloppe de 27 M $ pour l’ajout de 14 classes au Triolet. Cet ajout s’inscrit dans le vaste projet de réaménagement et d’agrandissement du Centre 24-Juin, de l’ordre de 65 M $.

L’objectif du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) est de relocaliser le pavillon des techniques industrielles, actuellement situé dans le Triolet, afin de récupérer ces espaces. Les locaux laissés libres permettront d’agrandir le Triolet.

« Ça veut dire qu’il faut attendre l’agrandissement de 24-Juin, le déménagement du programme (du pavillon des techniques industrielles) et ensuite réaménager les locaux du Triolet. On ne recevra pas les élèves avant huit ans », explique Carl Mercier, directeur général adjoint à l’administration du CSSRS.

« Le projet de l’école secondaire Montcalm fait partie des projets majeurs, quand on parle de ceux qui dépassent les 50 M $. Ce sont des projets qu’on analyse dans des temps différents de nos annonces du jour, à l’extérieur de nos annonces globales, parce qu’on travaille avec la Société québécoise des infrastructures (SQI). Ce projet-là est à l’étude comme beaucoup d’autres, pour savoir si on doit aller vers un dossier d’opportunité ou pas. Ça n’a pas été mis de côté, on est en train de le travailler », a précisé le ministre. Lors du dépôt du plan immobilier du CSSRS, les coûts de la nouvelle école étaient estimés à 55 M $.  La somme de 33,5 M $ avait été avancée lors du dépôt de la première demande en 2018.

Pas sur le plateau St-Joseph

Le CSSRS aura besoin d’environ 1062 places de plus au secondaire d’ici 10 ans environ. La construction d’une nouvelle école Mitchell-Montcalm est ce qui permet le mieux de répondre au besoin, note Carl Mercier.

« On est très content (de l’annonce), mais ça prend plus. » « Ce que je comprends, le projet n’est pas refusé, il est juste en attente. Nous, idéalement, c’est le projet de Mitchell-Montcalm qui permettrait le mieux de répondre aux besoins (…) Nos devoirs, on les a faits, la demande est là depuis un an et demi. »

Selon nos informations, il avait été question d’établir la future école Mitchell-Montcalm dans le secteur du plateau St-Joseph, mais ce n’est plus le cas.

« Pour la mobilité active, on essaie de voir de quelle façon les élèves pourraient être marcheurs, aller à l’école en vélo. C’est un peu reculé pour ce genre d’exercice-là. Il faut regarder ce qu’il y a comme opportunité peut-être plus à l’intérieur du périmètre urbain. L’option du plateau St-Joseph n’est pas celle favorisée par le CSSRS. » Les discussions se poursuivront avec la Ville de Sherbrooke pendant que le dossier chemine au ministère de l’Éducation.

Rappelons que le CSSRS veut réunir sous un même toit les élèves de Mitchell et de Montcalm au sein d’un nouvel édifice. La nouvelle construction permettrait de déplacer les élèves de l’école primaire Sacré-Cœur dans l’actuel bâtiment Montcalm.  Les locaux laissés vacants par Sacré-Cœur, eux, pourraient accueillir des étudiants du Centre Saint-Michel, un centre de formation pour adulte.

Le président du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie (SEE), Richard Bergevin, s’est entretenu quelques minutes avec le ministre de l’Éducation. En processus de négociation pour le renouvellement de la convention collective, il a plaidé pour l’importance d’investir dans les ressources humaines, et pas seulement dans les infrastructures.

C’était jour de fête pour les directrices des écoles primaires Louis-Saint-Laurent et Marie-Reine, Chantal Leroux et Linda Pagé.