Sophie Warren, présidente du conseil d’administration de la Fondation du CHUS, Michel Laroche, président du Groupe Laroche, Pascale Desgagné, associée au Groupe Laroche, Éric Laroche, vice-président du Groupe Laroche, et le Dr Claudio Jeldres, urologue au CIUSSS de l’Estrie-CHUS, se sont réunis jeudi pour annoncer que le Groupe Laroche allait verser 100 000 $ pour créer le Fonds de la santé des hommes, qui vise à promouvoir et à soutenir la recherche portant sur les affections touchant les hommes.

100 000 $ pour la santé des hommes

La Fondation du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) a reçu une subvention de 100 000 $ de la part du Groupe Laroche. Cette somme permettra de créer le Fonds de la santé des hommes, qui vise à promouvoir et à soutenir la recherche portant sur les affections touchant les hommes, plus particulièrement les cancers de la prostate et du testicule. À terme, la Fondation espère recueillir 1 million $, ce qui permettra de créer une chaire de recherche consacrée à la santé des hommes.

Dr Claudio Jeldres, urologue au CIUSSS de l’Estrie-CHUS et porteur du dossier, se réjouit qu’on se donne enfin la possibilité, comme société, d’étudier la situation des hommes pour éventuellement leur donner des meilleurs outils pour prendre soin de leur santé et naviguer ensuite dans un système de santé qui n’est pas conçu pour eux.

« Les hommes ont une espérance de vie plus courte que les femmes, pour toutes sortes de raisons. À part entre l’âge de 4 et 15 ans où les hommes et les femmes ont la même condition de la santé, les hommes sont désavantagés tout au long de leur vie », souligne-t-il.

Les hommes ont l’habitude de retarder les consultations même s’ils souffrent ou si quelque chose les inquiète, ce qui peut être particulièrement inquiétant pour les deux cancers qui les guettent particulièrement. « Quand les patients se présentent chez le médecin, c’est plus tard et c’est plus grave », dit-il.

« Le cancer des testicules tend à frapper chez les jeunes hommes dans la vingtaine et la trentaine. C’est un cancer qui, quand il a des symptômes, est souvent métastatique. En termes d’années de vie perdues, c’est énorme », explique l’urologue, qui est aussi chercheur au Centre de recherche du CHUS.

Un examen périodique des testicules, comme celui que font les femmes avec leurs seins, est ainsi recommandé.

Le cancer de la prostate frappe silencieusement, souvent à un âge plus avancé, autour de la soixantaine. N’empêche que les hommes de cet âge ont aujourd’hui encore beaucoup d’années actives à vivre devant eux. Un homme sur sept en souffrira au cours de sa vie.

« Le cancer de la prostate est un cancer qui tue, contrairement à une croyante populaire. Il arrive en troisième place après le cancer des poumons et le cancer colorectal. Et il y en a vraiment, vraiment beaucoup. C’est un déferlement de cancers de la prostate qui s’en vient avec le vieillissement de la population », explique le médecin.

Au-delà de trouver des traitements contre ces deux cancers meurtriers, le chercheur voit au-delà, il imagine tout ce qui peut être fait en amont du cancer.

« Les hommes ne consultent pas de médecins facilement. Ils sentent une masse sur leur testicule, mais ils laissent traîner. Pour éviter ça, il faut éduquer, il faut sensibiliser, il faut être capable d’en parler. La prévention et l’éducation seront payantes », assure le Dr Jeldres.

Pour en arriver à mettre sur pied une chaire de recherche, la Fondation du CHUS devra trouver 1 million $. Le don important de 100 000 $ du Groupe Laroche est un pas dans la bonne direction, un pas important.

« Au cours des derniers mois, mon père et moi avons été informés des travaux de recherche du Dr Jeldres et nous avons été particulièrement interpellés par ses travaux sur le cancer du testicule, un cancer qui touche les jeunes hommes en santé, âgés entre 20 et 40 ans. J’invite d’ailleurs tous les hommes et toute la population à contribuer à ce fonds au cours des prochaines années, car ensemble, on peut faire une différence pour diminuer les décès et les récidives de cancer du testicule et de la prostate. », explique Éric Laroche, vice-président de Groupe Laroche.