Marie-Claude Bibeau, ministre de la Francophonie et du Développement international, a annoncé plus de 10 M$ à l'Université de Sherbrooke pour la recherche fondamentale. Le chercheur Jean-Pierre Perreault, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures, touchera 250 000 $ sur 5 ans. On le voit aux côtés de la ministre, alors qu'il vulgarise ses recherches à l'aide de dessins.

10 M$ pour la recherche fondamentale

La ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, a annoncé plus de 10 M$ à l'Université de Sherbrooke pour la recherche fondamentale. Selon le recteur de l'Université de Sherbrooke, Pierre Cossette, il s'agit d'une année record pour l'UdeS en termes de nombre de bourses et de sommes provenant du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).
« Ce sont deux records pour les concours annuels pour nous », s'est réjoui Dr Cossette.
« Il y a 50 étudiants de cycles supérieurs qui vont bénéficier directement de bourses, ce sont des étudiants qui sont dans des laboratoires (...) Il y a cinquante laboratoires environ qui vont bénéficier des bourses du CRSNG. C'est un très grand nombre, et c'est dans quatre facultés. C'est excellent, c'est un nombre record », a commenté Dr Cossette, en soulignant qu'il s'agit de la « meilleure année ».
« Ça nous donne la capacité de continuer la recherche et de supporter nos étudiants qui vont venir dans nos laboratoires et qui sont inscrits dans nos programmes. » Ce financement découle d'une annonce nationale de la ministre des Sciences, Kirsty Duncan, soit l'octroi global de 515 M$ pour appuyer plus de 4000 chercheurs au pays.
Le vice-recteur à la recherche et aux études supérieures, Jean-Pierre Perreault, est parmi les récipiendaires d'une subvention de 250 000 $ sur cinq ans pour sa recherche, qui porte sur les viroïdes.
« Ce sont des petits agents infectieux que l'on retrouve dans la nature et qui infectent entre autres des plantes en monoculture, comme des plants de tomate, la vigne... et qui causent des milliards $ de pertes en agriculture annuellement. On s'intéresse à comprendre les mécanismes de vie de ces agents infectieux, dans le but éventuellement de contrôler leur implication et si possible de les éliminer de nos champs. »
Ces recherches sont utiles dans la lutte contre le cancer.
« Comme ce sont les plus petits virus qui existent sur Terre, ils deviennent un excellent modèle pour comprendre comment fonctionnent des agents infectieux et à ce moment-là, les conclusions de notre recherche sont utilisées pour mieux comprendre ce qui se passe dans une cellule qui est cancéreuse. »
Nouvellement membre de l'équipe de direction de l'UdeS, M. Perreault entend poursuivre ses recherches malgré ses nouvelles fonctions. « Il y a deux sortes de coach au hockey : ceux qui se rappellent comment ils comptaient des buts, et ceux qui peuvent encore en compter. Je veux être de la seconde catégorie. »
M. Perreault a reçu sa première subvention du CRSNG en 1994.