Le syndicat et les employés gardent espoir pour un plan de relance de l'usine Kruger de Bromptonville.
Le syndicat et les employés gardent espoir pour un plan de relance de l'usine Kruger de Bromptonville.

« Une journée triste pour l’Estrie »

Mélanie Noël
Mélanie Noël
La Tribune
« C’est une journée triste pour l’Estrie et très triste pour les travailleurs et travailleuses de la région. On parle de plus ou moins 200 pères et mères de famille qui perdent leur emploi. L’usine de Kruger à Brompton est un joyau estrien qui existe depuis tellement longtemps. C’est certain que c’est une très mauvaise nouvelle », commente Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux (CSN) de l’Estrie, syndicat responsable des employés perdant leur emploi à l’usine à Brompton.

La conseillère municipale de l’arrondissement se désole également de cette fermeture. « C’est une nouvelle que je redoutais bien que je garde encore espoir que l’entreprise et le gouvernement puissent trouver un terrain d’entente pour la relance de l’ancienne usine, car des discussions se poursuivront entre eux. Pour le moment mes pensées vont aux travailleurs et travailleuses qui ont œuvré au sein de l’entreprise », a réagi Nicole Bergeron.

Le syndicat parle également d’un plan de relance, sachant que la réouverture n’est pas pour demain. « On ne lâchera pas le morceau. La CSN poussera pour un plan de relance. Il faut absolument qu’il y en ait un, mais on ne croit pas que ce soit pour les semaines à venir. On sait que ça fera six mois le 3 octobre que l’usine est fermée donc le délai au niveau des lois du travail qui ont trait au licenciement collectif sera expiré. Les liens d’emploi seront perdus et les compensations devront être payées selon la loi », précise M. Beaudin, ajoutant que la CSN travaillera, en collaboration avec l’entreprise, à la mise sur pied d’un comité de reclassement pour les employés qui ont perdu leur lien de travail.

L’espoir d’une relance à moyen terme

« C’est avec un pincement au cœur que j’ai appris cette nouvelle, note un employé qui désire garder l’anonymat. Les employés craignaient cette possibilité. Je demeure confiant. Je crois que ça va repartir d’ici un an peut-être. Kruger n’a jamais fermé définitivement une usine alors je crois au potentiel plan de relance. »

Ce sera la relance de nouvelles lignes de production, croit le syndicat. « On parle d’une fermeture des lignes existantes en ce qui a trait au papier journal, papiers de spécialité et pâte. S’il y a une relance un jour, ce sera avec d’autres sortes de lignes de production », note M. Beaudin, espérant que le gouvernement continue d’investir dans l’usine estrienne.