Le chef de la CAQ, François Legault, a officiellement annoncé que l’homme d’affaires Gilles Bélanger sera le candidat de son parti dans Orford en vue du scrutin de l’automne au Québec.

« Un candidat de grand calibre » à la CAQ

Le recrutement de l’homme d’affaires Gilles Bélanger a provoqué beaucoup de satisfaction dans les rangs de la Coalition avenir Québec (CAQ). Le chef de la CAQ, François Legault, affichait d’ailleurs une mine radieuse en annonçant la nouvelle vendredi.

« C’est un candidat de grand calibre. Il a un parcours professionnel très, très impressionnant. C’est un gestionnaire de haut niveau qui est très impliqué dans sa communauté », a d’entrée de jeu déclaré M. Legault, en présentant le nouveau candidat de sa formation politique dans la circonscription d’Orford.

Le chef de la CAQ a également souligné que Gilles Bélanger a déjà dirigé de nombreux employés au sein des entreprises dont il a été propriétaire ou copropriétaire dans le passé. « C’est difficile d’avoir quelqu’un de mieux préparer à changer le gouvernement du Québec », a-t-il lancé, avant de s’en prendre aux libéraux et à leur façon de gérer les sociétés d’État.

De l’avis de François Legault, il importe que davantage de richesse soit créée au Québec parce que la province serait « moins riche que ses voisins ». Cela expliquerait le faible qu’il semble avoir pour les candidats possédant un profil d’entrepreneur.

Durant la conférence de presse tenue pour annoncer sa candidature, M. Bélanger a confié avoir récemment rencontré M. Legault et sa conjointe, Isabelle Brais, à leur domicile. « On a échangé tous les trois et j’ai eu un coup de cœur », a-t-il partagé, tout en soulignant que le couple lui était apparu très égalitaire dans son fonctionnement.

Gilles Bélanger a également assuré qu’il « adhérait complètement » aux idées défendues par la CAQ. Il a soutenu dans la foulée qu’il est temps que de nouvelles idées émergent, dans la circonscription d’Orford, où les libéraux n’ont jamais perdu une élection depuis des décennies. « Je veux accélérer le développement économique et durable par l’innovation », a-t-il déclaré.

Dure bataille?
Les stratèges de la CAQ le savent sans doute fort bien, la victoire n’est pas acquise pour le nouveau candidat dans Orford. Mais M. Legault fait preuve d’optimisme lorsqu’on lui demande s’il s’attend à une âpre bataille dans cette circonscription.

« En 2018, l’élection ne sera pas à propos de la souveraineté. Nous, on a une position claire par rapport à cet enjeu et même le Parti québécois ne veut pas de référendum dans le prochain mandat. Ce sera donc un scrutin normal. Et, en plus, les libéraux devront défendre leur bilan des 15 dernières années alors que je sens un vent de changement partout où je passe au Québec », explique l’ancien ministre péquiste.

Député d’Orford depuis justement 15 ans, Pierre Reid affirme pour sa part avoir été « renversé » en apprenant la candidature de Gilles Bélanger. « C’est comme un virage à 180 degrés. Je ne demande pas aux gens pour qui ils votent. Gilles m’avait toutefois indiqué de lui-même qu’il avait été approché par la CAQ et que ça ne l’intéressait pas. Il m’avait confié qu’il n’était pas fait pour la politique », relate-t-il.

M. Reid assure d’autre part que le Parti libéral du Québec (PLQ) n’a jamais approché le candidat caquiste dans Orford. « Pour nous, au PLQ, il a du talent, mais pas celui de politicien. Et je ne dis pas ça pour diminuer sa valeur », assure-t-il.

Le député d’Orford souligne en terminant avoir « travaillé très étroitement » avec l’homme d’affaires, au cours des dernières années, et l’avoir aidé de façon concrète à obtenir du financement public pour la station Owl’s Head, dont il a été brièvement président-directeur général. N’empêche, il reconnaît que cet entrepreneur a tout à fait le droit de briguer les suffrages pour une formation politique autre que le PLQ.