Le projet de recherche est dirigé par Elisabeth Levac, professeure au Département d’environnement et de géographie à l’Université Bishop’s.
Le projet de recherche est dirigé par Elisabeth Levac, professeure au Département d’environnement et de géographie à l’Université Bishop’s.

« Traque ton Arbre » et contribue à la science

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Traque ton Arbre est un projet de science citoyenne qui souhaite recueillir des données afin de mesurer les effets des changements climatiques sur les arbres. Tous les amoureux de la nature de la région de l’Estrie sont invités à y participer.

Le projet de recherche est dirigé par Elisabeth Levac, professeure au Département d’environnement et de géographie à l’Université Bishop’s. L’idée d’une collecte de donnée participative lui a traversé l’esprit lors d’un cours de méthode de recherche avec ses étudiants. Cette année, elle lance le projet au public. « Je recrute présentement des personnes qui voudraient regarder un arbre et observer l’ouverture des bourgeons, les changements de couleur et la chute des feuilles par exemple. Cela nous permettra d’évaluer, dans quelques années, les effets du réchauffement climatique sur nos arbres ».

En collaboration avec Bruno Courtemanche, chargé de cours à l’Université Bishop’s, Elisabeth Levac a travaillé sur l’élaboration d’un site web efficace pour le partage des observations. « Quand les effets seront visibles sur nos arbres, nous n’aurons pas les données d’aujourd’hui pour prendre du recul. C’est important que l’on commence maintenant », explique celle qui s’intéresse notamment à l’impact du pollen aérien et de la pollution de l’air sur la santé.

« Nous sommes en phase expérimentale, mais nous souhaitons travailler avec le public. Avec les nouvelles mesures de distanciation sociale, ce n’est pas évident d’engager des étudiants et je n’ai pas pu faire d’activités de sensibilisation. Je prévoyais rencontrer des groupes de naturalistes et des groupes scolaires, mais les plans ont complètement changé compte tenu des circonstances », raconte-t-elle.

Il n’est pas trop tard

Même si le printemps est déjà entamé, la professeure Levac indique qu’il n’est pas trop tard pour s’impliquer. « Après la première phase, il y a encore beaucoup de choses à observer sur les arbres. Nous allons regrouper les données de tout le monde pour avoir une vue d’ensemble. Il n’est jamais trop tard pour se joindre à nous ».

Pour s’y faire, vous devez transmettre vos données sur le site officiel de Traque ton Arbre en inscrivant vos coordonnées et vos observations. « C’est une activité que les gens peuvent faire, seuls ou en famille, à la maison. Nous offrons également de l’aide aux gens qui ne sont pas certains de l’espèce d’arbre qu’ils observent. Les photos sont optionnelles, donc nul besoin d’avoir un talent particulier pour participer », spécifie l’investigatrice du projet.