Nathalie Bélanger reconnaît que Danny McConnell (droite) ainsi que Guy Roy (gauche), le directeur du corps policier magogois, ont discuté ensemble de la création de nouveaux partenariats, et même davantage encore, au cours des derniers mois. Toutefois, elle précise que « ce chantier ne fait que commencer ».
Nathalie Bélanger reconnaît que Danny McConnell (droite) ainsi que Guy Roy (gauche), le directeur du corps policier magogois, ont discuté ensemble de la création de nouveaux partenariats, et même davantage encore, au cours des derniers mois. Toutefois, elle précise que « ce chantier ne fait que commencer ».

« Pas question de fusion complète » entre le SPS et la RPM

Jean-François Gagnon
Jean-François Gagnon
La Tribune
Les déclarations du directeur du Service de police de Sherbrooke (SPS), Danny McConnell, concernant une éventuelle fusion entre le corps policier sherbrookois et la Régie de police Memphrémagog ont fait sursauter plusieurs intervenants à Magog.

« Il est trop tôt pour parler de ce sujet en ce moment. Mais, pour nous, il n’est pas question d’aller vers une fusion complète des deux services de police. On pense plus à une mise en commun de ressources et à une augmentation de la collaboration entre ces deux organisations », affirme Nathalie Bélanger, conseillère municipale à Magog et présidente de la Régie de police Memphrémagog.

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Mme Bélanger reconnaît que Danny McConnell ainsi que Guy Roy, le directeur du corps policier magogois, ont discuté ensemble de la création de nouveaux partenariats, et même davantage encore, au cours des derniers mois. Toutefois, elle précise que « ce chantier ne fait que commencer ».

Ancien président de la Commission de la sécurité publique de la Ville de Magog, Yvon Lamontagne avoue avoir été très surpris en prenant connaissance des propos de M. McConnell, publiés dans l’édition de vendredi de La Tribune.

« J’ai quitté la présidence de la Commission de la sécurité publique dans les derniers mois seulement et jamais je n’avais entendu parler de ça. Même au conseil municipal on ne nous a pas mentionné ce projet. Je ne comprends pas comment ça se fait qu’on n’était pas au courant. Il me semble que c’est juste normal qu’on soit informé de ce genre de chose », lance M. Lamontagne.

L’actuel président de la Commission de la sécurité publique de la Ville de Magog, Samuel Côté, confie pour sa part qu’il avait été informé que des discussions en vue d’accroître la collaboration entre les deux organisations avaient été entreprises. Mais il admet qu’il ignorait qu’un projet de fusion était analysé.

« Je ne m’en fais pas avec ça, indique M. Côté. C’est normal que le personnel administratif prépare d’abord les dossiers et nous les présente ensuite. Et puis, de toute façon, rien ne presse dans ce dossier-là », estime-t-il.

Remise en question

Le directeur de la Régie de police Memphrémagog, Guy Roy, révèle pour sa part qu’une « remise en question des façons de faire habituelles » est en cours depuis plusieurs mois, tout en précisant que la Régie de police Memphrémagog envisageait effectivement d’accroître sa collaboration avec le SPS.

« On a décidé d’évaluer la faisabilité d’un projet qui nous amènerait à travailler encore plus ensemble et à fusionner certaines tâches, sans mettre aucune possibilité de côté. On est payé pour faire ce type d’évaluation », fait valoir M. Roy.

Dans l’état actuel des choses toutefois, la Loi sur la police interdit les fusions entre corps policiers au Québec. Il faudrait donc que législation en vigueur soit modifiée pour que les deux services de police puissent fusionner.

Un tel changement législatif n’est pas impossible. Un livre vert sur la police a d’ailleurs été publié mercredi. Qui plus est, l’ex-maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, a été nommé président d’un comité consultatif qui aura justement pour mission de réfléchir aux avenues envisageables pour moderniser les services policiers au Québec.

S’il ne ferme la porte à aucune éventualité ou presque, Guy Roy reconnaît cependant que la décision finale relativement à une éventuelle fusion appartiendrait en dernier lieu aux élus. « C’est politique », précise-t-il.