Alexandre Côté, propriétaire du restaurant Pizzicato
Alexandre Côté, propriétaire du restaurant Pizzicato

« Nous sommes ouverts », rappellent des restaurateurs

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Bien que les autorités sanitaires demandent à l’ensemble de la population de rester à la maison, les restaurateurs sherbrookois veulent rappeler qu’en zone orange, il est toujours possible de venir les visiter et de les encourager de façon sécuritaire.

Les restaurateurs réunis virtuellement mercredi afin de prendre part à la cellule de réflexion organisée par Pro-Gestion Estrie sont unanimes : la situation actuelle apporte son lot de défis. 

Pour sa part, le propriétaire du Pizzicato Alexandre Côté souhaite que les autorités sanitaires témoignent de leur confiance face aux restaurateurs « toujours ouverts » en ajustant leurs discours publics. 

Actuellement pour le Pizzicato, l’achalandage n’est « ni mauvais ni parfait », indique le restaurateur. « Ce qui aiderait grandement, toutefois, c’est un message rassurant des autorités régionales. Les règles ont été comprises depuis mars. Personne n’a envie de faire les manchettes pour avoir été théâtre d’une éclosion par négligence », explique-t-il.

M. Côté anticipe notamment la perte de profits liés au temps des Fêtes. « En temps normal, les demandes de réservations de groupes pour le temps des Fêtes pleuvent, si bien que généralement, à ce moment, les plages horaires de choix affichent complet. Or, vous devinez que cette année, ce n’est pas le cas. Il faut convenir d’une stratégie afin de combler tout déficit d’achalandage occasionné par la pandémie pour la période, généralement faste, du temps des fêtes », raconte-t-il.

Une campagne de promotion pour sensibiliser la population à l’importance de l’économie locale serait une solution intéressante, pense Alexandre Côté.

Entraide et solidarité 

Le propriétaire du restaurant Overflow, Maxime Yargeau, est du même avis. Celui-ci ajoute que la clientèle doit aussi faire preuve d’empathie face à la situation actuelle qui demande des ajustements chez certains restaurateurs.

« Notre clientèle, que l’on remarque un peu plus jeune, répond présente pour le moment. Toutefois, on doit parfois faire comprendre aux gens que nous sommes à capacité réduite et que c’est possible que nous devions demander aux gens de partir après un certain temps pour laisser la place à d’autres, par exemple », note Maxime Yargeau.

L’arrivée du temps des Fêtes sera également un défi pour le jeune homme qui anticipe lui aussi une perte de profits importante.

« On va quand même attaquer décembre avec positivisme. À Sherbrooke, on est très solidaire entre restaurateurs. On s’encourage et on s’entraide même si nous sommes dans le même domaine et que ça peut sembler compétitif. »

Une campagne de publicité collective pour rappeler les règles et inciter les clients à encourager les entreprises de restauration « frapperait fort et rejoindrait un plus grand public cible », pense aussi Maxime Yargeau.