Le duo acadien Radio Radio a fait danser le parc Jacques-Cartier en entier lors de la soirée d'ouverture de la 35e édition de la Fête du lac des Nations.

« Lève tes mains pis shake tes hanches »

Si le thermomètre n'affichait qu'une quinzaine de degrés à Sherbrooke mardi soir, les pas de danse enflammés et les mélodies vitaminées du duo acadien Radio Radio sont certainement parvenus à réchauffer la foule présente au parc Jacques-Cartier pour l'ouverture de la 35e édition de la Fête du lac des Nations.
Alors que le public amassé devant la scène Loto-Québec se faisait plutôt sage lors des premières minutes du spectacle, il n'a fallu que quelques-unes des chansons aux sonorités électro du cinquième opus de la formation, Light The Sky, pour que les spectateurs de tout âge se mettent à imiter Gabriel Louis Bernard Malenfant et Jacques Alphonse Doucet et à se dandiner avec entrain.
Les deux rappeurs se sont faits très communicatifs avec leur public, l'incitant à de nombreuses reprises à participer aux chansons, en lui faisant par exemple répéter le « all night long » de la pièce titre de leur plus récent album ou en l'encourageant à obéir à la chanson Lève tes mains, ce qui a eu pour effet de créer une belle synergie entre le groupe et ses fans.
À partir du moment où le duo lui a demandé de « shaker » ses hanches sur Tcheindre together, le public ne s'est plus fait prier pour sautiller au rythme de la musique. Plus le spectacle avançait et plus la foule était à la fois dense et dansante.
Nouvelles conquêtes
Bien que les chansons moins rap et plus électro de l'album entièrement anglophone Light The Sky, telles que My Dance Floor, Tonight's the Night ou Cause I'm a Hoe, aient réussi à charmer le parc Jacques-Cartier, c'est à l'écoute des succès plus anciens tels que Jacuzzi, Dekshoo et Ej Feel Zoo que la réaction du public s'est fait la plus vibrante.
Au terme du spectacle, Radio Radio semblait avoir conquis de nouveaux fans tout en comblant ceux qu'il possédait déjà.
« Je ne connaissais pas vraiment ça, mais c'est vraiment entraînant, donc je n'ai pas eu le choix d'aimer ça! C'était très bon », mentionnait Marie-Ève Leblanc, une Victoriavilloise venue profiter de la soirée avec son amie Marie-Ève Beaudet.
« On a sauté du début à la fin! » lançait quant à elle Laurence Brisset des Nos, qui se tenait à seulement quelques mètres de la scène pour être en plein coeur des festivités.
Après sa prestation, Radio Radio est allé à la rencontre des gens près de la scène pour une séance d'autographes et de prises de photos. « Je suis vraiment content d'avoir pu faire signé mon CD et d'avoir parlé avec eux! », se réjouissait Rémy Martin.
Feux d'artifice et DJ Champion
À 22 h, le ciel s'est illuminé sous une pluie d'étincelles colorées avec le spectacle d'ouverture de la deuxième édition de la compétition pyromusicale nord-américaine Les Grands feux Bell.
Pour ce spectacle hors compétition, le directeur général de la Fête du lac des Nations, Jean-Pierre Beaudoin, et le concepteur artistique de Royal Pyrotechnie, Yanick Roy, ont créé une trame sonore sur mesure afin de souligner le 35e anniversaire de l'événement.
Les agencements pyrotechniques se collaient donc aux succès des grands groupes musicaux qui se sont produits à la Fête du lac depuis sa création, de CCR à Collective Soul, en passant par Éric Lapointe, Simple Plan et les Beach Boys. La finale sur Cobra, de Marie-Mai, fut grandiose mais trop courte, laissant le public sur sa faim après à peine une dizaine de minutes d'explosions.
Enfin, le très attendu DJ Champion, qui a d'ailleurs collaboré au dernier album de Radio Radio, est apparu sur la scène principale en compagnie de ses G-Strings. Il a entamé sa prestation avec la mystérieuse I Can' t Let go, pièce d'ouverture de son disque Bestseller, chantée par Lauren Clinton, alias Lou Laurence.
Sur la scène Bistro SAQ, c'est la formation musicale estrienne Black Dog qui a conclu la soirée, passant du ragtime des années 1950 au rock and roll des années 1970.